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La nouvelle stratégie du N.-B. en littératie soulève des questions dans le milieu

Où iront les 7 millions de dollars investis en littératie au Nouveau-Brunswick?

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a dévoilé, lundi, sa stratégie pour l'amélioration de la littératie dans la province.

La province est connue pour son taux élevé d'analphabétisme. Selon une enquête du gouvernement fédéral sur la littératie des adultes, en 2012, moins de la moitié des Néo-Brunswickois (46,5 %) avaient un niveau de littératie leur permettant de bien fonctionner dans la société.

Dans sa stratégie, le gouvernement Gallant parle de répondre aux besoins des jeunes et de leur famille en leur offrant des programmes, des services et des interventions.

Il est aussi question de la possibilité d’offrir aux jeunes de la formation après les heures de classe.

Le gouvernement compte aussi sur l’appui d’employeurs afin de formuler un programme pour adultes qui réponde aux besoins du marché du travail.

La stratégie vise aussi à mieux coordonner les efforts de tous les intervenants en la matière, soit les ministères, garderies, écoles, collèges et universités, les employeurs et les organismes communautaires.

Le premier ministre Brian Gallant a annoncé par la même occasion l’embauche de 36 mentors pour la littératie. « Ceci n'est pas la fin », a-t-il souligné.

Le financement des programmes de littératie à hauteur de 7 millions de dollars par année était déjà inscrit au budget provincial.

La stratégie est issue d'un rapport présenté l'été dernier par Marilyn Trenholme Counsell, ancienne lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick, et Liane Roy, PDG du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.

Des intervenants ont des questions

Pour certains intervenants dans le milieu de l'alphabétisation, la nouvelle stratégie de littératie soulève plus de questions que de réponses. Le plan ne comprend pas de nouveaux investissements, souligne Anne-Lise Blin, directrice générale du Conseil pour le développement de l'alphabétisme et des compétences des adultes du Nouveau-Brunswick (CODACNB).

« C'est le même 7 millions que l'année dernière. Est-ce qu'on a eu réellement les résultats escomptés l'année dernière? C'est une question que je me pose », s'interroge Mme Blin.

La directrice attend de connaître les détails de cette stratégie avant de porter un jugement. Mais elle craint que la province mette l'accent sur les enfants d'âge scolaire plutôt que les apprenants adultes.

Au sein de l'organisme Littératie au primaire, on se réjouit de l'annonce. « On est très contentes », reconnaît l'agente de coordination, Nancy Dumais. Chez les tous petits, c'est notre avenir, c'est notre futur. Et on sait que ça va être pris en compte dans les prochaines années par le gouvernement. »

Pour sa part, la directrice générale d'Alphabétisation pour adultes sud-est, Phylomème Zangio, se demande si l'investissement est suffisant. « Je ne sais pas sur quoi ils se sont basés pour voir que les besoins pourraient être comblés à 7 millions de dollars », admet-elle.

Les intervenants se demandent également pourquoi la province n'a pas précisé de cibles précises pour l'utilisation du budget.

Nouveau-Brunswick

Éducation