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Courriels haineux : la présumée victime est une étudiante de l'Université de Moncton

Un membre de la population étudiante de l'Université de Moncton a été visée par des courriels haineux, confirme la direction

La direction de l'Université de Moncton confirme qu'une étudiante est la présumée victime d'une attaque personnelle perpétrée par l'envoi de courriels haineux la fin de semaine dernière. C'est ce qu'a précisé le recteur et vice-chancelier, Raymond Théberge, lors d'un point de presse lundi après-midi.

« L'auteur des courriels a eu recours au mot " FÉÉCUM " pour déjouer les filtres qui trient les courriels acheminés via la liste de diffusion aux étudiants de la Direction générale des technologies », a précisé Raymond Théberge.

L'université a pris des mesures pour sécuriser les carnets d'adresses des étudiants et du personnel, a signalé M. Théberge. Il affirme que les informations personnelles des étudiants ainsi que des membres du personnel de l’Université sont en sécurité.

L'université annonce par ailleurs que des services de soutien sont offerts aux membres de la communauté universitaire des trois campus. Ces services sont disponibles en se rendant aux locaux désignés à cet effet ou par ligne téléphonique.

Raymond Théberge et Marc AngersRaymond Théberge en compagnie de Marc Angers lors du point de presse de lundi. Photo : Radio-Canada

Ce que nous voyons, c'est une tragédie humaine d'abord et avant tout, il ne faut pas perdre cela de vue.

Raymond Théberge, recteur et vice-chancelier, Université de Moncton

Un communiqué publié un peu plus tôt en journée indiquait que l'enquête interne de l'Université de Moncton avait déterminé que la source des courriels malveillants provenait d’un serveur en Europe. La source a falsifié les adresses de provenance de ces courriels.

« Ce n'est pas un étudiant de l'Université de Moncton », affirme le recteur Théberge au sujet de l'auteur des courriels malveillants.

Un suspect possible

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a affirmé lors d'un point de presse lundi qu'elle a un suspect possible dans sa mire relativement aux messages haineux distribués par courriel aux étudiants de l'Université de Moncton.

Mathieu Roy au détachement de la GRC Codiac à MonctonLe caporal Mathieu Roy Photo : Radio-Canada

Selon le caporal Mathieu Roy, cette personne n'a pas été localisée. « Nous la cherchons toujours », a précisé le policier. Aucune arrestation n'a encore été faite. L'auteur des courriels est passible d'accusations pour avoir partagé des images intimes sans consentement.

Le caporal Roy a reconnu qu'il pourrait être difficile de prouver qui a envoyé les courriels puisque ce genre d'information est facile à cacher.

La GRC a aussi indiqué que la présumée victime n'a pas porté plainte auprès du corps policier. « Nous l'invitons à entrer en communication avec nous », a lancé le caporal Roy.

Trois envois en 24 heures

Un courriel haineux contenant une image à caractère sexuel a été envoyé deux fois, samedi, a indiqué Marc Angers, directeur des communications, affaires publiques et marketing de l’Université de Moncton. Il précise qu’un autre courriel, en anglais cette fois, a été envoyé dimanche soir.

« On pense que c’est la même personne, le même individu, qui aurait distribué ces trois messages », a affirmé Marc Angers, en entrevue à l’émission radiophonique Le réveil Nouveau-Brunswick, d’ICI Acadie.

L’Université de Moncton n’a pas porté plainte à la Gendarmerie royale du Canada, mais elle n’écarte pas la possibilité de le faire lorsqu’elle aura terminé son enquête.

Pas le premier épisode, selon la FÉÉCUM

Roxann Guerrette, présidente de la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM), a affirmé en entrevue que ce n'est pas le premier incident du genre. Quatre autres envois de courriels répréhensibles ont été envoyés depuis septembre via la liste d'envoi aux étudiants par d'autres individus, a-t-elle précisé.

Dans le cas présent, selon les informations reçues jusqu'ici par la FÉÉCUM, environ 1000 récipiendaires auraient reçu au moins un courriel, sinon deux ou l'ensemble des envois.

Roxann Guerrette aux bureaux de la FÉÉCUMLa présidente de la FÉÉCUM, Roxann Guerrette Photo : Radio-Canada

Des leaders étudiants ont discuté dimanche soir pour convenir des moyens à prendre pour sensibiliser la population étudiante au harcèlement sexuel. Une activité sera vraisemblablement organisée lors d'une journée de sensibilisation le 23 mars prochain, a laissé entendre Mme Guerrette.

Avec les informations de Nicolas Steinbach

Nouveau-Brunswick

Société