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« Quand l’inclusion scolaire est réussie, tout le monde y gagne »

Angèla Aucoin, professeure à la faculté des sciences de l'éducation à l'Université de Moncton.
Angèla Aucoin, professeure à la faculté des sciences de l'éducation à l'Université de Moncton. Photo: Angèla Aucoin
Radio-Canada

L'inclusion scolaire pour tous les élèves à besoin spéciaux est souhaitable, mais il faut revoir le modèle de pédagogie traditionnel pour que ça fonctionne. C'est ce qui ressort d'un nouveau livre publié par une chercheuse de l'Université Thompson Rivers de Kamloops, et une chercheuse de l'Université de Moncton.

Un reportage de Julie Landry

Inclusive Education: Stories of Success and Hope in a Canadian Context, de Kim Calder Stegemann (TRU) et Angèla Aucoin (UdeM), dresse le portrait de huit cas d’inclusion scolaire, certains à 100 %, d’autres à temps partiel.

Les chercheuses en viennent à la conclusion que pour qu’il y ait une bonne inclusion scolaire, il faut un travail d’équipe. « Lorsqu'il y a inclusion, on voyait surtout de la collaboration entre enseignants-parents, enseignants-enseignantes ressource, d'autres enseignants de l'école et avec la direction scolaire », explique la coauteure Angèla Aucoin.

Mais dans la réalité, la transformation se fait parfois difficilement.

Aujourd'hui en 2017, faut se dire que la salle de classe n'est pas toujours faite comme qu'on la voudrait pour répondre aux besoins de tous nos élèves.

Angèla Aucoin, coauteur

Angèla Aucoin croit que c’est le système qui fait défaut. « C'est notre pédagogie qu'il faut revoir pour essayer de réduire le plus de barrières possible à l'apprentissage. »

Du travail qui en vaut la peine

C’est justement la voie qu’emprunte le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, avec un nouveau cursus scolaire plus individualisé, explique la directrice adjointe de l'instruction au CSF, Mary-Lou McCarthy.

Des élèves lèvent la main dans une classeUne classe d'élèves Photo : iStock

L’inclusion scolaire,c’est quand même dans notre culture, au Conseil scolaire francophone.

Mary-Lou McCarthy, la directrice adjointe de l'instruction au CSF

Selon Mme McCarthy, qui s'occupe des services spécialisés, il y a des éléments à respecter pour que l’inclusion se fasse bien.

« C’est sûr que l’inclusion scolaire ça demande beaucoup de collaboration entre les enseignants et les divers intervenants, ça demande à ce qu’on connaisse bien nos élèves pour être capable de bien les inclure », explique-t-elle.

Elle admet que ce n’est pas toujours facile pour les enseignants, mais que le CSF les appuie.

L’enseignant au coeur de la solution

Cinthia Blanchette de Port Coquitlam a deux enfants à besoins spéciaux qui fréquentent l’école des Pionniers-de-Maillardville. Elle semble satisfaite du fait que les enseignants de ses enfants ont pris le temps d’expliquer certains de leurs comportements différents aux autres élèves.

Selon elle, les professeurs jouent un grand rôle dans l'inclusion des enfants à besoins spéciaux. « C'est à eux et aux parents bien sûr que revient la grande responsabilité d'enseigner aux enfants l'inclusion et l'acceptation, car ils le vivent tous les jours à différents degrés. »

Elle avoue toutefois devoir composer avec le fait que malgré leurs efforts, ce n'est pas tous les élèves qui comprendront et trouveront la compassion nécessaire pour accepter les différences. « C'est la vie », se résigne-t-elle.

Un avantage pour tous

Selon Mary-Lou McCarthy, l’inclusion scolaire bénéficie non seulement aux élèves à besoins spéciaux, mais aussi à tous les élèves.

Plus nos élèves typiques sont en contact avec des enfants différents, plus ils vont devenir des êtres humains plus complets

Mary-Lou McCarthy, la directrice adjointe de l'instruction au CSF

La chercheuse Angèla Aucoin est tout à fait d’accord. « Lorsque l’inclusion scolaire est réussie, tout le monde gagne. »

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation