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Université de Moncton : des résidences trop chères?

La résidence Lefebvre à l'Université de Moncton.

La résidence Lefebvre à l'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Provost

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Université de Moncton a de la difficulté à remplir ses résidences étudiantes si on la compare avec d'autres universités de la région de l'Atlantique, indiquent des données obtenues par Radio-Canada. Des étudiants montrent du doigt des prix trop élevés et un mode de paiement qui n'est pas adapté à leur situation.

Un texte d'Anne-Marie Provost

Nous avons demandé les taux d'occupation dans quatre universités des provinces atlantiques, en plus de l'Université de Moncton. L'université a un taux d'occupation moyen de 80 % alors que pour les autres universités, le pourcentage grimpe à 90 % et plus.

Taux d'occupation des résidences étudiantes.
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Taux d'occupation des résidences étudiantes.

Photo : Radio-Canada

Ces chiffres n'étonnent pas les étudiants avec qui nous avons discuté sur le campus de Moncton de l'Université de Moncton.

« Les prix sont moins élevés quand tu restes en appartement. Et tu as plus de liberté aussi. Il y a beaucoup de règlements au niveau des résidences universitaires donc je crois que ça n'aide pas »

— Une citation de  Marc-André Desjardins

De son côté, Lionel Ntakobajira, un étudiant en économie qui réside à la résidence Lefebvre, admet qu'il songe parfois à déménager en appartement comme certains de ses amis même s'il vit bien la situation actuellement.

« La plupart de mes amis disent que l'espace est confiné, c'est petit et certains disent que le couvre-feu est trop tôt. Après 22 h 30, on ne peut plus faire de bruit », raconte-t-il.

Lionel Ntakobajira réside à la résidence Lefebvre de l'Université de Moncton.
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Lionel Ntakobajira réside à la résidence Lefebvre de l'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Provost

Pour les deux frères Marcoux originaires d'Edmundston, louer un appartement avec un ami lors de leur arrivée à l'université il y a deux ans était une solution plus pratique et moins coûteuse.

« Il y a plus d'espace et c'est moins cher, et comme nous venons tous d'Edmundston, on se connaissait déjà et c'était plus simple », explique Nicolas Marcoux.

Pire au campus de Shippagan

Le campus de Shippagan fait particulièrement pâle figure avec un taux d'occupation de 73 %.

Le taux d'occupation des résidences étudiantes par campus de l'Université de Moncton.
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Le taux d'occupation des résidences étudiantes par campus de l'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Le président de l'Association étudiante du campus de Shippagan soutient que plusieurs chambres ne sont pas occupées parce que certains étudiants peinent à payer d'un seul coup leur loyer de quelques milliers de dollars au début de chaque session.

« Il y a des étudiants qui reçoivent leurs frais de subsistance mensuellement, alors ils sont incapable de payer d'un seul coup les frais exigés par l'université », affirme Victor-Urbain Ngollo Ngollo, qui supervise également une des résidences étudiantes.

Il est possible de payer mensuellement, mais les étudiants qui procèdent de cette façon doivent payer un montant d'argent supplémentaire.

Le représentant étudiant suggère à la direction de l'université de songer à baisser le coût des loyers et de permettre aux étudiants de faire des paiements mensuels sans être pénalisés.

Le logement le plus cher pour les trois campus confondus de l'Université de Moncton est de 6 050 $ pour un contrat de huit mois, et le moins cher est de 2 415 $ (pour l'année universitaire 2017-2018).

Hausse à venir l'année prochaine

De son côté, l'Université de Moncton a indiqué dans un courriel en parlant du campus de Moncton que « le taux d’occupation global fluctue d’une année à l’autre. Le taux actuel de 80 % est dans la norme ».

L'institution d'enseignement se refuse à tout autre commentaire sur le sujet.

Les étudiants doivent toutefois s'attendre à payer un peu plus cher l'année prochaine. Des augmentations de loyer ont été votées en décembre dernier, indique un document que Radio-Canada a obtenu et qui a été approuvé au Conseil des gouverneurs de l'université.

Les hausses varieront de 0 à 1 % selon les résidences et les campus.

L'université précise que les augmentations correspondent à l’Indice des prix à la consommation des logements du Nouveau-Brunswick.

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