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Alma, de Roland Charbonneau-Rahm

L'auteur Roland Charbonneau-Rahm

L'auteur Roland Charbonneau-Rahm

Photo : D.R.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Né aux États-Unis de parents suisse et québécois, Roland Charbonneau-Rahm fait partie des 20 auteurs en lice pour le Prix de la nouvelle Radio-Canada 2017.

Roland Charbonneau-Rahm termine actuellement un diplôme d’études collégiales en littérature au Cégep de Saint-Laurent. Il porte aussi un intérêt particulier à la musique et à la photo. Il a grandi dans une maison pleine de livres, et il affectionne les librairies et les petits cafés.

Les premières lignes de sa nouvelle

« Alma n’est personne. Je ne la connais pas, même si elle est mon amie. Elle a des drôles de façons, comme qui dirait des drôles d’émotions. Elle est parfois en amour, en pleurs, ou bien en pot, empotée comme une plante. Alma est une fleur empotée. Chaque jour elle fleurit un peu plus et se pare de nouveaux pétales, mais elle est empotée. Alma est en cage, dans son pot de terre cuite, parce qu’elle est une fleur empotée. Elle n’a peut-être pas choisi d’être empotée mais elle n’a pas tant protesté non plus. Alma arrache ses propres pétales sans rien y comprendre. C’est pour ça qu’Alma est parfois en amour, en pleurs, en rut, en pot, en colère, en sol mineur, en train, en avion, en voiture, en navette spatiale, Alma est en amour comme un courant d’air. Ça passe juste comme ça. Elle est une fleur empotée, après tout. Elle s’est nichée dans sa propre prison. C’est qu’Alma a peur de ses émotions, alors elle s’est empotée, pour ne plus grandir. Or au fond d’elle-même crient les envies les plus humaines, réprimées dans un coin sombre de son cœur. Elle a tellement peur d’être humaine, Alma, qu’elle préfère rester une plante empotée. Comme ça, elle ne grandira pas, et elle sera protégée par son pot. Voilà la tragédie d’Alma. Elle a peur d’être humaine parce que l’humanité l’a déçue. »

Ce qu’en pensent nos lecteurs

L'écriture est poétique et superbe. Sara Lazzaroni, lectrice 2017

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