•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

30 ans de Chicane électrique et de relève musicale francophone au Manitoba

Travail des téléphonistes de différentes entreprises devant des standards téléphoniques.(1930 à 1976)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Chicane électrique célèbre cette année son 30e anniversaire. Au fil des ans, des centaines de jeunes Franco-Manitobains, et même quelques Fransaskois, ont goûté à l'art de la scène grâce à cette compétition musicale formatrice.

Un texte de Geneviève Lapalme

La Chicane électrique est, depuis maintenant trois décennies, un tremplin pour les jeunes musiciens francophones et francophiles manitobains.

Même si la formule a évolué depuis sa création par David Larocque et Solange Campagne en 1987, l’événement poursuit toujours les mêmes objectifs, soit d’offrir une expérience de scène et une formation musicale aux jeunes participants.

Le mentorat était très important au début et je dirais, peut-être même plus qu’aujourd’hui. Ces jeunes n’avaient pas accès à des cours en musique à l’école ou ailleurs, alors c’étaient vraiment des ateliers de formation en musique qui aboutissaient en concours.

Une citation de : David Larocque, cofondateur de la Chicane électrique

Jusqu’en 2014, les formations musicales étaient organisées durant la période estivale afin d'offrir aux jeunes les outils nécessaires à la présentation d'un spectacle devant jury qui avait lieu à l’automne.

David Larocque explique que la formation s’effectue maintenant à travers le mentorat de musiciens d’expérience. « L’aspect le plus important de la Chicane électrique pour les jeunes est à mon avis la formation sociale et culturelle », ajoute-t-il.

Cliquez ici pour consulter la ligne du temps interactive en plein écran (Nouvelle fenêtre)

 

La Chicane électrique a aussi témoigné de l’évolution des grands courants musicaux à travers les années, comme l’explique le directeur de la programmation Eric Burke.

« Lorsque j’ai participé entre 2003 et 2005, la majorité des groupes étaient composés de jeunes qui voulaient jouer du rock’n roll. Je pense que dans les dernières années on a vu beaucoup plus de jeunes qui font la musique plus pop ou folk », observe-t-il.

L’écosystème de la Chicane électrique

De nombreux musiciens professionnels ont fait leurs premiers pas dans l’univers musical grâce à la Chicane électrique.

Marie-Claude McDonald et Joanne LaCoste ont participé en spectacle à la Chicane électrique en 1988.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Claude McDonald et Joanne LaCoste ont participé à la Chicane électrique en 1988.

Photo : Radio-Canada

C’est notamment le cas de Joseph Péloquin-Hopfner, Daniel ROA, Ariane Jean, Paul Lachance, Kelly Bado, Darren Savard et Christian Dugas.

L’événement a permis à plusieurs musiciens qui vivent maintenant de leur art d’acquérir l’expérience, la confiance et les appuis nécessaires pour continuer dans cette voie.

L’auteure-compositrice-interprète Ariane Jean soutient que ce rassemblement permet aussi de tisser des liens entre les musiciens, un réseautage essentiel à la réussite professionnelle dans le domaine de la musique.

« Je me suis fait des amis dans l’industrie, des amis qui m’ont permis de continuer à faire de la musique. J’ai rencontré Geneviève Toupin lors de ma première participation à la Chicane électrique avec qui j’ai eu la chance de collaborer à plusieurs reprises », confie l’ancienne membre du groupe Chic Gamine.

Les anciens participants sont nombreux à graviter autour de l’événement et à s’assurer que la relève musicale jouit d’une expérience complète à travers la Chicane électrique.

Daniel Péloquin-Hopfner de la formation Red Moon Road et ancien participant du concours musical fait partie du jury cette année.

« Le fait qu’il y ait annuellement un événement jeunesse qui vise à célébrer la musique francophone donne la chance à la jeunesse de voir qu’à l’ère du numérique, la musique francophone peut être vivante partout », affirme-t-il.

De la musique et des noms de groupes qui déménagent

La Chicane électrique est un véritable laboratoire de création pour les jeunes participants. L’originalité se reflète autant au niveau des compositions et paroles des groupes qu’au niveau des noms des formations.

Pisse de Chameau, Les Ptis Pitoux, Mama funk et le secret de la vie ne sont que quelques exemples de l’imagination débordante des participants.

Ça donne une voix à tous les styles. Ça donne une voix à la jeunesse

Une citation de : Daniel Péloquin-Hopfner, membre du jury de la Chicane électrique 2017

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !