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La course aux sièges de Stephen Harper et de Jason Kenney est lancée à Calgary

Stephen Harper et Jason Kenney
Stephen Harper et Jason Kenney ont tous deux quitté leurs postes de députés en 2016 Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Les Canadiens iront aux urnes dans cinq circonscriptions lors d'élections partielles fédérales, le 3 avril prochain. Parmi ces circonscriptions figurent deux châteaux forts conservateurs à Calgary, laissés vacants par les départs de Stephen Harper et de Jason Kenney.

Un texte de Mario De Ciccio

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé, mercredi, la tenue de quatre élections partielles qui s’ajouteront à celle d’Ottawa-Vanier.

En Alberta, les électeurs de Calgary Heritage et de Calgary Midnapore devront choisir leurs députés. Dans les deux cas, il s’agit de circonscriptions qui reviennent historiquement aux partis conservateurs.

Dans la circonscription de Calgary Heritage, l’ex-premier ministre du Canada, Stephen Harper, avait remporté les dernières élections en 2015 avec 63 % des voix.

L’ancien ministre Jason Kenney avait remporté son siège avec plus de 66 % des voix.

Rien n’est gagné d’avance

Selon le politologue de l'Université Mount Royal, Duane Bratt, les résultats de ces deux élections partielles permettront de voir si la percée de Justin Trudeau se poursuit dans la métropole.

Aux dernières élections, les libéraux ont réussi à arracher les circonscriptions de Calgary-Centre et de Calgary Skyview aux conservateurs. C’était la première fois en plus de 50 ans qu’un député libéral était élu dans la métropole albertaine.

« Depuis les élections, Justin Trudeau a passé beaucoup de temps à Calgary, explique Duane Bratt. Il a aussi fait approuver deux projets d’oléoducs, et maintenant, nous verrons ce que les électeurs de Calgary pensent de tout cela ».

Justin TrudeauLe premier ministre canadien, Justin Trudeau, à son arrivée à Calgary, le 22 janvier 2017. Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Néanmoins, M. Bratt persiste à croire que ce sera très difficile pour un candidat libéral de réussir à l’emporter dans ces circonscriptions, qu’il estime sécuritaires pour les conservateurs.

La commentatrice politique et sondeuse de Calgary Janet Brown croit aussi qu’il serait surprenant de voir les circonscriptions calgariennes changer de couleurs. Cependant, elle estime que tout n’est pas gagné d’avance pour les conservateurs.

« Tout plein de choses intéressantes peuvent arriver lors d’élections partielles, dit-elle. Les conservateurs sont en pleine course au leadership. Justin Trudeau a fait quelques faux pas, mais ressort d’une rencontre plutôt bien reçue avec Donald Trump. »

« Dans des élections partielles comme celles-ci, les électeurs n’ont pas à se soucier du parti qui formera le gouvernement, rajoute-t-elle. Certains électeurs pourraient trouver attrayante l’idée d’avoir de nouveaux représentants albertains au sein du gouvernement. »

Les trois autres élections partielles du 3 avril visent aussi à remplacer des députés de premier plan.

L'ancien chef de la diplomatie canadienne, Stéphane Dion, est applaudi lors de son dernier discours à la Chambre des communes. L'ancien chef de la diplomatie canadienne, Stéphane Dion, est applaudi lors de son dernier discours à la Chambre des communes. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Les électeurs des circonscriptions de Saint-Laurent (Québec), de Markham-Thornhill (Ontario) et d’Ottawa-Vanier (Ontario) devront remplacer, respectivement, l'ex-ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, l'ex-ministre de l'Immigration, John McCallum, et le défunt député libéral Mauril Bélanger.

La dernière élection partielle fédérale remonte à octobre dans la circonscription de Medicine Hat. Le représentant conservateur Glen Motz l’a facilement remporté avec près de 70 % des voix.

Alberta

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