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Caroline St-Hilaire ne se représentera pas à la mairie de Longueuil

Entrevue avec Caroline St-Hilaire
Radio-Canada

La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, ne sollicitera pas de nouveau mandat aux élections municipales de novembre prochain.

Mme St-Hilaire terminera cependant son mandat actuel, a-t-elle indiqué mercredi, alors qu'elle présentait un important projet de nouveau centre-ville à la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive-Sud.

Après avoir sondé mon âme sous toutes les coutures [...] pour moi, il vaut mieux s'arrêter ici.

Caroline St-Hilaire

« Il n'y a pas de mode d'emploi pour quitter la politique. […] L’entrée et la sortie doivent être faites […] pour les bonnes raisons. Parce qu’on aime notre monde, parce qu’on aime notre chez-nous. J’aime mon monde, j’aime notre chez-nous, mais le 5 novembre 2017, je vais rentrer chez nous. », a-t-elle ajouté.

Caroline St-Hilaire est devenue, le 1er novembre 2009, la première mairesse de l’histoire de la quatrième ville en importance au Québec. À l’aube de ses 40 ans, elle avait défait son adversaire, le notaire Jacques Goyette (45,7 %), en récoltant 51,4 % des suffrages. Toujours à la tête du parti Action Longueuil lors de l’élection suivante, en 2013, elle remporte la mairie avec 90,77 % des suffrages.

La mairesse de Longueuil a dû faire face à des dossiers épineux au cours des dernières années.

Le débat sur la langue utilisée au conseil municipal de Longueuil a soulevé les passions, en 2015, et il avait fait couler beaucoup d'encre au Canada. Sa prise de position contre le bilinguisme, exigé par le chef de l'opposition, Robert Myles, lui avait valu des menaces de mort et une surveillance rapprochée de la part du Service de police de l’agglomération de Longueuil.

Plus récemment, l'opposition dénonçait les coûts de reconstruction de la passerelle de Normandie, lien piétonnier et cyclable entre le Vieux-Longueuil et la rive du Saint-Laurent, qui traverse la route 132. L’administration St-Hilaire a accordé en janvier un contrat de 12,8 millions de dollars pour refaire cette structure, alors que la Ville elle-même en évaluait les coûts à quelque 9 millions de dollars.

Mme St-Hilaire a aussi dû faire face à une fronde des maires des villes liées de Brossard, Saint-Lambert et Saint-Bruno-de-Montarville qui estiment payer trop de taxes pour leur appartenance à l’agglomération.

Juste avant d'annoncer qu'elle quitte la vie politique, Caroline St-Hilaire a d'ailleurs eu des mots durs envers ces maires.

Ces appels archaïques à la fragmentation d’antan seront les derniers sermons rétrogrades à se faire entendre.

Caroline St-Hilaire

Elle a rappelé qu'à Laval, Montréal et Québec, plus personne ne conteste les fusions municipales.

« La Rive-Sud est dans une phase de son évolution marquée par la stabilité irréversible. Il faut se mettre au diapason des autres régions, à Laval comme à Montréal, à Québec. La gouvernance macromunicipale est devenue un fait irréversible que personne ne conteste », a-t-elle estimé.

Née à Longueuil, Mme St-Hilaire avait amorcé sa carrière politique sur la scène fédérale où elle a été députée du Bloc québécois (1997-2009) de la circonscription de Longueuil-Pierre-Boucher pendant 11 ans.

Elle est également membre du comité exécutif de l’Union des municipalités du Québec et elle est mariée au député du Parti québécois Maka Kotto, avec qui elle a eu deux enfants.

La classe politique salue son travail

De toute évidence, Denis Coderre a toujours apprécié le caractère fougueux de la politicienne, un trait qui ressortait régulièrement à l'époque où ces deux personnages politiques n'étaient pas du même côté de la clôture au Parlement canadien.

« On s'est pogné souvent à la Chambre des communes parce qu'elle était du Bloc [québécois, alors que moi], j'étais libéral, mais j'ai toujours adoré son intégrité, sa rigueur. C'est une femme dédiée à ses concitoyens », a-t-il lancé.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a également tenu à rendre hommage à Mme St-Hilaire, mais d'une façon plus conventionnelle en soulignant son « excellent travail ».

« Je pense qu'on doit tous lui dire merci pour ce qu'elle a fait », a-t-il déclaré sobrement.

Une autre ex-députée intéressée

La présidente de la Commission scolaire Marie-Victorin, Carole Lavallée, elle aussi une ancienne députée du Bloc québécois, songe à se porter candidate à la mairie de Longueuil.

« Plusieurs personnalités que je respecte me demandent de réfléchir [...] Je leur ai dit que je réfléchirais », a-t-elle indiqué à Radio-Canada.

Celle qui a côtoyé Caroline St-Hilaire pendant 10 ans à Ottawa a tracé un bilan positif des deux mandats de la mairesse. « Elle n'a pas connu de scandale, il faut le souligner », de dire Mme Lavallée.

Avec des informations de Bahador Zabihiyan

Avec les informations de La Presse canadienne

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