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Plus de femmes enceintes consomment de la méthadone en N.-É.

Une femme enceinte.
Une femme enceinte. Photo: iStock

Le nombre de femmes enceintes traitées à la méthadone est en hausse en Nouvelle-Écosse. Cet opioïde est offert comme traitement de substitution aux héroïnomanes qui souhaitent arrêter de consommer.

Cette augmentation signifie que les mères qui ont des problèmes de dépendance sont plus nombreuses à demander de l'aide.

Une bonne nouvelle, car si ce n'était pas le cas, les chances de survie des bébés seraient énormément réduites, dit l'infirmière spécialisée en périnatalité à l'hôpital pour enfants IWK d'Halifax, Glenda Carson.

En 2015, 61 femmes enceintes ont été traitées à la méthadone pendant leur grossesse. Une augmentation notable depuis 2004, année durant laquelle seulement cinq femmes enceintes ont consommé de la méthadone.

Il est difficile pour l'instant de savoir pourquoi ce nombre a augmenté si rapidement. Glenda Carson explique que ce serait, entre autres, en raison d'une combinaison de facteurs.

Il y a de plus en plus de gens dépendants aux opioïdes comme l'héroïne et le Fentanyl. Le programme de méthadone de la Nouvelle-Écosse est également de plus en plus populaire.

Plus de 8000 femmes deviennent enceintes chaque année en Nouvelle-Écosse, selon la régie de la santé de la province.

La méthadone, moins risquée pour bébé

Les experts s'entendent pour dire que la méthadone est moins risquée pour le foetus que l'héroïne ou les autres opiacés. Selon les recherches, aucune malformation du foetus n'est associée à ce traitement.

Le bébé peut toutefois réagir au sevrage à sa naissance. Ce manque peut se traduire en pleurs excessifs, en tremblements et en troubles du sommeil. Ces symptômes disparaissent de trois jours à une semaine après la naissance, indique Glenda Carson.

La méthadone peut néanmoins sauver l'enfant d'une fausse couche ou d'une malformation, en plus d'aider la mère à retourner sur la bonne voie afin de s'occuper de son enfant.

Jugements de la part du personnel médical

Des femmes enceintes qui consomment de la méthadone disent encore se sentir jugées. C'est le cas de Julia Brown, une femme de la Colombie-Britannique. Elle consommait de l'héroïne et de la méthamphétamine en cristaux depuis plusieurs années.

Elle dit avoir reçu beaucoup d'aide durant sa grossesse, mais s'être sentie jugée par certains qui croyaient qu'elle n'était qu'une toxicomane.

« Ils pensaient que je ne me souciais pas de mon bébé », dit-elle.

Julia Brown vit maintenant avec son partenaire et son bébé de neuf mois. Elle espère arrêter de consommer de la méthadone d'ici deux ans.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

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