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Jeanne Zita, bijoutière et entrepreneure

Jeanne Zita à sa table de cuisine.

Jeanne Zita travaille seule sur ses bijoux.

Photo : Radio-Canada / Saïda Ouchaou

Radio-Canada

Dans le cadre du Mois de l'histoire des Noirs, Radio-Canada vous fait découvrir des hommes et des femmes des quatre provinces de l'Ouest qui ont le goût de l'entrepreneuriat. Jeanne Zita, une Britanno-Colombienne originaire de la République démocratique du Congo, est installée dans la région de Vancouver depuis 20 ans. Elle explique, avec ses propres mots, son travail de confection de bijoux.

Un photoreportage de Saïda Ouchaou

Tout juste élue à la tête de l'Association des Congolais de la Colombie-Britannique, cette femme a le coeur plus gros que la moyenne et des idées plein la tête. Jeanne Zita, depuis bientôt un an, s'est trouvé une nouvelle passion :  l'artisanat aux couleurs africaines. Elle espère pouvoir faire connaître ses créations pour développer sa petite activité commerciale, Love of Africa, et en faire profiter d'autres.

Jeanne Zita et sa fille

Jeanne Zita et sa fille.

Photo : Radio-Canada / Saïda Ouchaou

« Je viens du Congo. Depuis que j’étais à Kinshasa, j’étais toujours une femme entrepreneure. J’ai toujours fait des affaires. Alors arrivée ici, ce n’était pas évident [de faire] ce que je faisais là-bas, c’est pas là même chose, ce ne sont pas les mêmes conditions et j’avais mes enfants à éduquer en attendant qu’on devienne Canadiens. Donc j’ai continué à travailler, je ne peux pas dire que c’est ça qui me nourrit, mais c’est quelque chose, parce que j’ai mon autre travail de base. Et je crois que c’est dans mon sang. »

Des bijoux.

L'artisanat africain, la nouvelle passion de Jeanne Zita.

Photo : Radio-Canada / Saïda Ouchaou

« J'ai commencé par avoir mon salon de coiffure Love of Africa, qui était bien connu. Et après cinq ans, j'ai dû le fermer. J'ai continué à travailler, j'ai fait des décorations de mariages, des anniversaires et je décore aussi les bijoux. C'est ça que j'aime vraiment, décorer les bijoux. Je donne une connotation africaine à mes bijoux. En tant qu'Africaine [je suis] tellement loin, mais j'essaie de garder quelque chose d'absolument africain. Et j'ai développé la décoration des bracelets, de boucles d'oreille, de sacs, de diadèmes. »

Jeanne Zita tresse des bracelets aux couleurs vibrantes.

Jeanne Zita tresse des bracelets aux couleurs vibrantes.

Photo : Radio-Canada / Saïda Ouchaou

« Un bracelet peut me prendre par exemple une heure. Je dois couper les tissus au niveau du bracelet, le plier et repasser et commencer à les enrouler, petit à petit, pour que tout soit correct et ça prend à peu près de 45 minutes à 1  heure. Et il y a des serre-tête qui prennent peut-être 25 minutes. Il y a des sacs qui me prennent 3 heures, 4 heures, 2 heures, ça dépend. »

Jeanne Zita et sa fille.

Des serre-tête peuvent mettre à Jeanne Zita moins de trente minutes à confectionner.

Photo : Radio-Canada / Saïda Ouchaou

« J'ai vu qu'ici il n’y avait pas ce produit que je suis en train de faire maintenant. Je n'ai jamais vu quelqu'un faire ça ici alors j'ai pris le risque de le faire. Ça me prend et le temps et l'argent et l'énergie. Je suis contente de faire ça et ça me donne de l'argent. C'est un risque à prendre, mais je ne peux pas me mettre dans des dettes pour ça, parce que je sais que c'est pas un produit que tout le monde va aimer. »

Jeanne Zita enseigne à sa fille les rudiments de la confection de bijoux.

Jeanne Zita enseigne à sa fille les rudiments de la confection de bijoux.

Photo : Radio-Canada / Saïda Ouchaou

« Pour le moment, je le fais toute seule, je ne veux pas utiliser des machines pour le faire. Mon projet est d'apprendre à d'autres personnes comment le faire et continuer à le faire à la maison parce que quand on commence à le faire à la machine, ça devient en série. Mais là c'est unique, c'est ce que j'aime. Quand je fais une chose, je ne peux pas le refaire, quand je fais un sac, je ne peux pas le refaire. Et pour ça, c'est dans mes projets d'apprendre aux jeunes de le faire et d'avancer dans leur vie. Je sais que ça ne va pas trop, trop payer, mais c'est quelque chose qui peut nourrir une famille. »

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