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Anacolor : Labeaume demande aux opposants de ne plus dire de « stupidités »

L'usine Anacolor dans le secteur de Cap-Rouge est située non loin de l'école Marguerite-D'Youville.

L'usine Anacolor dans le secteur de Cap-Rouge est située non loin de l'école Marguerite-D'Youville.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le maire de Québec, Régis Labeaume, invite les citoyens exaspérés par les émanations de l'usine Anacolor à cesser de dire « des stupidités » et à être équitables dans les arguments qu'ils avancent pour exiger la fermeture de l'entreprise.

Un texte de Louis Gagné avec les informations recueillies par Olivier Lemieux

Lors de la séance du Conseil municipal, lundi soir, le maire n’a pas du tout aimé qu’une citoyenne du secteur de Cap-Rouge accuse la Ville de Québec de privilégier les intérêts d’Anacolor au détriment de la santé et de la sécurité des citoyens.

« Essayez pas de m’enlever de l’énergie en me disant des stupidités comme : “on choisit l’entrepreneur aux dépens des citoyens”. Voyons donc! Voyons donc! Essayez d’être corrects. Soyez corrects et on va travailler correctement », a lancé le maire, visiblement irrité, à une représentante du Regroupe citoyen pour la qualité de l'air à Cap-Rouge.

Arrêtez de me dire qu’on prend pour les entrepreneurs, c’est fou raide ce que vous dites. Excusez-moi [mais] c’est le genre d’argument qui fait mal à votre cause ce que vous venez de dire là.

Une citation de Régis Labeaume

Quelques minutes auparavant, un citoyen de Cap-Rouge avait déposé une pétition pour exiger le transfert de l’usine Anacolor « pour la santé de nos enfants, de nos aînés et de notre économie locale ».

Impuissance

Régis Labeaume, qui a dû répondre à plusieurs questions sur le dossier Anacolor, a réitéré à maintes reprises qu’il faisait tout ce qui est en son pouvoir pour contraindre l’usine à se conformer aux lois environnementales ou à déménager. Il a mentionné qu’il n’avait aucun pouvoir légal pour forcer la main de l’entreprise puisque ce sont les lois du gouvernement du Québec qui prévalent dans ce dossier.

« C’est le règlement du gouvernement supérieur qui s’exécute, je ne peux rien y faire », a fait valoir le maire, qui assure que le problème aurait été réglé depuis longtemps s’il avait la capacité de fermer l’usine.

Quand bien même je me péterai la tête après les murs, je n’ai pas le pouvoir légal d’agir.

Une citation de Régis Labeaume

Un « cas d'exception »

Régis Labeaume a martelé qu’il mettrait « tout son poids politique » dans la balance afin de convaincre le ministre de l’Environnement, David Heurtel, de mettre au pas Anacolor. Le maire doit d’ailleurs rencontrer le ministre vendredi prochain, à Montréal, en compagnie du conseiller municipal du district électoral du Plateau, Rémy Normand.

« Je veux savoir du ministre comment on peut aller plus loin et quel est le juste extrême qu’on peut poser pour le sortir de là. […] Je vais dire au ministre : “Faites-en un cas d’exception.” », a prévenu le maire.

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