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Vie de parent : quand un père écrit avec sa fille

André et Tina Charlebois côte à côte.
André et Tina Charlebois. Photo: Radio-Canada / Lévy Marquis

Avec trois recueils de poésie à son actif, Tina Charlebois est devenue une écrivaine bien connue à travers l'Ontario francophone, mais son père André n'avait jamais écrit autre chose que des manuels scolaires. Ensemble, ils viennent de publier un recueil de poésie qu'ils ont composé à quatre mains.

Enseignant à la retraite, André Charlebois ne cache pas sa fierté quand il s’agit d’évoquer la carrière littéraire de sa fille. « Fan fini » comme il le dit lui-même, il la suit quand elle participe à des événements, des lectures publiques ou des festivals.

« À un moment donné, avec les échanges, les expériences, les visites, on a commencé à jaser juste comme ça. Peut-être que ce serait le fun si on se rencontrait, si on commençait à écrire », se remémore-t-il.

De gauche à droite, André et Tina Charlebois, ainsi que Jhade Montpetit dans un studio, dans le cadre d'une entrevue.De gauche à droite, André et Tina Charlebois, ainsi que Jhade Montpetit. Photo : Radio-Canada / Lévy Marquis

De fil en aiguille, l’idée se concrétise : ils décident de se retrouver tous les lundis soir pour écrire ensemble dans le bureau d’André, chez lui.

« J’ai toujours su que mon père aimait faire des jeux de mots pour faire des blagues plus ou moins comiques », explique avec Tina avec taquinerie. « Mais en écrivant, j’ai vu qu’il apprécie autant que moi les nuances des homophonies, des sous-entendus, des doubles sens. »

Tina et André Charlebois tiennent un exemplaire de leur livre commun intitulé « Conjugaison des leurres ».La couverture du livre de Tina et André Charlebois « Conjugaison des leurres ». Photo : Radio-Canada / Lévy Marquis

Auteure primée, Tina est clairement la plus expérimentée du duo. Enseignante comme son père, elle joue un peu le rôle de mentor auprès de lui. Pour sa part, André a dû apprendre à se faire violence, à ne pas se censurer pour mieux trouver sa voix.

« Ce qu’on a écrit là, c’est vraiment une ouverture sur l’âme et le cœur. Pis, un homme aîné, ce n’est pas toujours habitué à partager comme ça », admet-il avec franchise.

« Mon père a toujours été le parent « le fun », celui qui aime rire, faire rire, danser », précise Tina. « Ce projet m’a permis de voir la profondeur de ses réflexions, l’ampleur de sa pensée critique. J’ai toujours su qu’il était intelligent, mais nous tenions cette intelligence pour acquise. Lorsqu’il se permet d’être sérieux – en écrivant, par exemple – il dévoile davantage ce discernement. »

 
Prix du récit : Inscrivez-vous du 1er janvier au 28 février. 

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