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Rafle des années 60 : les Autochtones de la Saskatchewan saluent la victoire des plaignants

Une manifestation lors de l'audition de la cause en août
Une manifestation lors de l'audition de la cause en août Photo: La Presse canadienne / Michelle Siu
Radio-Canada

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) accueille favorablement la décision d'un juge de la Cour supérieure de l'Ontario de donner raison aux plaignants de l'action collective relativement à la rafle de milliers d'enfants autochtones, une opération appelée « rafle des années 60 ».

Selon le chef de la FSIN, Bobby Cameron, « reconnaître et réparer les injustices auxquelles les enfants autochtones ont fait face dans les années 60 et 70 est un pas en avant dans le processus de réconciliation ». Il ajoute que ces jeunes souffrent de traumatismes pour avoir été déracinés.

De 1965 à 1984, les autorités responsables de la protection de la jeunesse ont placé des milliers d'enfants autochtones vivant dans des réserves dans des familles d'accueil blanches.

Quelque 16 000 survivants autochtones font partie de la demande de recours collectif dans ce chapitre de l'histoire canadienne connu en anglais sous le nom de « Sixties Scoop ». M. Cameron appelle les autorités judiciaires et politiques à « agir rapidement pour venir en aide aux survivants, afin de les aider dans leur guérison ».

Un tel processus requiert des ressources, souligne le chef autochtone. La cour déterminera combien le gouvernement fédéral devra payer en dommages. Ottawa pourrait être amené à verser 1,3 milliard de dollars aux plaignants.

 

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