•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des nouvelles des réfugiés syriens installés à Trois-Rivières

Le reportage de Marie-Ève Trudel
Radio-Canada

Il y a un an, des réfugiés syriens foulaient le sol de Trois-Rivières pour la première fois. Depuis, la plupart ont suivi des cours de francisation et s'apprêtent à franchir une autre étape cruciale : celle de l'intégration en emploi.

Berivan Ahmad se souviendra toujours de son arrivée dans une ville ensevelie sous la neige. Elle a dû s’adapter à un nouveau climat, à de nouvelles habitudes, de nouvelles lois, mais elle a fait le saut sans difficulté.

Sa prochaine étape est d’intégrer le marché de l’emploi, peut-être en couture industrielle.

« Demain, j’ai une entrevue pour le travail et j’espère que je vais réussir! », lance-t-elle avec optimisme.

Réfugiée syrienne à Trois-Rivières, arrivée en février 2016Berivan Ahmad affirme s'être adaptée rapidement à sa nouvelle vie. Photo : Radio-Canada

Son conjoint, Seraj Muhmmad, ne connaissait que quelques mots en français à son arrivée. Aujourd’hui, il peut converser avec plus de facilité.

« Le Canada, c'est mon pays maintenant », dit-il avec aplomb.

Sa maison à Trois-RivièresSeraj Muhmmad, un réfugié syrien, est arrivé à Trois-Rivières il y a environ un an. Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Depuis sont arrivée, Seraj Muhmmad a fait un stage en restauration. Il aimerait rapidement se trouver un emploi dans ce domaine. Son rêve ultime est de devenir policier, un emploi inaccessible pour les Kurdes de Syrie.

En attendant, les parents d'un jeune garçon ont déjà un projet qui les tiendra bien occupés. Ils attendent un deuxième enfant, le premier à naître en sol canadien.

Réfugiés syriens à Trois-Rivières :

  • 107 réfugiés syriens sont arrivés à Trois-Rivières depuis février 2016
  • Trois sur cinq ont moins de 18 ans
  • la plupart ont suivi des cours de francisation

source : Service d’accueil des nouveaux arrivants (SANA)

Intégration des réfugiés

Le coordonnateur de SANA, Ivan Suaza, incite les employeurs à rester ouverts d’esprit pour faciliter leur intégration sur le marché de l’emploi.

C'est surtout la tolérance qu'on demande aux employeurs et c'est aussi de se donner la chance de connaître l'autre.

Ivan Suaza, coordonnateur SANA

« Des fois, on a peur des gens qu'on ne connaît pas, mais donnez-vous la chance d'aller chercher un employé immigrant ou réfugié, ils sont prêts à travailler », ajoute-t-il.

D'après les informations de Marie-Ève Trudel

Réfugiés syriensLes drapeaux kurde et canadien cohabitent dans la maison de Berivan Ahmad et Seraj Muhmmad, à Trois-Rivières. Photo : Radio-Canada

Mauricie et Centre du Québec

Nouveaux arrivants