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Alice Paquet invite les femmes à continuer de dénoncer leurs agresseurs

Alice Paquet

Alice Paquet a pris la parole durant la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelques dizaines de personnes ont manifesté contre la violence sexuelle mercredi soir devant l'Assemblée nationale, à Québec. Alice Paquet, cette jeune femme qui est à l'origine des allégations d'agression sexuelle à l'endroit du député Gerry Sklavounos, a pris la parole pour encourager les victimes d'agression sexuelle à continuer de dénoncer leur agresseur.

L’étudiante a insisté sur l'importance pour les femmes de dénoncer leurs agresseurs, et ce, même si plusieurs « frappent un mur, soit celui du système judiciaire ou policier ».

« Je vais reprendre ma place dans la masse des survivantes qu’on tente de réduire au silence. Moi, je vais aller me reposer. Je vais me retirer. On m’a assez traînée dans la boue, mais plus on va être à se tenir, plus on va être à dénoncer [cela fera en sorte], je l’espère, qu’il n’y aura plus aucune d’entre nous qui devra se salir », a déclaré Alice Paquet.

La jeune femme prenait la parole publiquement pour la première fois depuis que le Directeur des poursuites criminelles et pénales a fait savoir, le 2 février, qu'aucune accusation ne serait portée contre le député dans ce dossier. Gerry Sklavounos a depuis été exclu du caucus libéral.

Alice Paquet a profité de l'occasion pour remercier les personnes qui l'ont soutenue depuis qu'elle est sortie sur la place publique pour dénoncer l'agression sexuelle dont elle affirme avoir été victime.

« Je voulais vous dire merci pour vos messages, la confiance que vous m’accordez dans vos témoignages » , a soutenu Alice Paquet.

Je vais me battre toute ma vie, je le promets. C’est la bataille de toutes les survivantes.

Une citation de : Alice Paquet

La jeune femme a cependant annoncé durant son allocation qu'elle préférait se retirer du débat public pour « se reposer. »


Deux femmes écoutent les discours prononcés lors de la manifestation contre la violence sexuelle.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Deux femmes écoutent les discours prononcés lors de la manifestation contre la violence sexuelle.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Dénoncer la « culture du viol »

Les organisatrices de la manifestation mercredi voulaient dénoncer ce qu'elles appellent la « culture du viol » et provoquer une réflexion collective afin que le témoignage des victimes cesse d'être « systématiquement remis en doute ».

Les représentantes de différents groupes de femmes ont prononcé des discours dans le cadre de la manifestation, qui a attiré moins de participants que prévu en raison du vent et du temps froid. Une marche qui devait avoir lieu après les discours a même été annulée en raison de la température.

Des événements visant à dénoncer la violence sexuelle ont également eu lieu simultanément à Montréal et à Sherbrooke.


Quelques dizaines de personnes ont manifesté contre la violence sexuelle mercredi soir devant l’Assemblée nationale, à Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Quelques dizaines de personnes ont manifesté contre la violence sexuelle mercredi soir devant l’Assemblée nationale, à Québec.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

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