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Fraude et dépassements de coûts : Winnipeg demande à la province de mener une enquête publique

Des membres du comité exécutif de la Ville de Winnipeg en réunion.

Le comité exécutif de la Ville de Winnipeg a adopté à l'unanimité une motion demandant à la province de mener une enquête publique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le comité exécutif de la Ville de Winnipeg a adopté mercredi à l'unanimité une motion demandant au gouvernement du Manitoba de tenir une enquête publique sur les méthodes de gestion de la municipalité.

Un texte de Thibault Jourdan

Le maire Brian Bowman avait annoncé fin janvier qu’il introduirait une telle motion après des révélations de CBC/Radio-Canada selon lesquelles la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) avait présenté des documents en cour alléguant que l’ancien directeur de la Ville, Phil Sheegl, avait reçu un pot-de-vin de 200 000 $ d’une entreprise pour l’attribution du contrat de construction du nouveau quartier général de la police. Selon la GRC, ce pot-de-vin aurait été partagé avec l’ancien maire, Sam Katz.

Les allégations rendues publiques récemment sont extrêmement dommageables pour la confiance de la population envers la mairie, et une enquête publique nous aidera à restaurer cette confiance.

Brian Bowman, maire de Winnipeg

Un mandat large

Concrètement, la motion demande à la province de s’engager à mener une commission d’enquête en vertu de la Loi sur la preuve au Manitoba (Nouvelle fenêtre). Cette commission permettra d'examiner toutes les questions régissant les mécanismes de conflits d’intérêts et la divulgation en ce qui concerne les membres élus du conseil de la Ville de Winnipeg et ses hauts membres de la fonction publique.

La motion demande également un large examen systémique de tous les processus et les procédures relatives à la conduite des affaires entre les élus et les hauts fonctionnaires employés par la Ville et les parties tiers avec lesquelles la municipalité peut faire affaire.

« Il est essentiel pour l'intérêt public que les questions factuelles qui ne sont pas réalisables en utilisant les pouvoirs existants dont dispose la Ville soient identifiées et divulguées dans le cadre d'une enquête publique, soutient le maire Brian Bowman dans un communiqué.

« La Ville est limitée et restreinte dans sa capacité de mener des examens généraux et systémiques, et une enquête publique est le seul outil le plus efficace pour déterminer les faits qui peuvent ensuite nous aider à renforcer et à améliorer les processus et les procédures de la Ville de Winnipeg », ajoute-t-il.

Cette motion devra maintenant être approuvée lors du prochain conseil municipal qui aura lieu le 22 février.

La Province refuse de se prononcer

Dans une déclaration écrite, une porte-parole de la province dit qu'elle ne commentera pas la question avant la conclusion de l'enquête de la GRC, « afin d'assurer l'intégrité du processus ».

« Notre gouvernement comprend les inquiétudes soulevées par le maire de Winnipeg. Toutefois, il est important de noter qu'une enquête [publique] ne peut pas être utilisée comme un moyen d'enquête et de détermination de responsabilité criminelle. [...] Nous allons assurer une considération complète et appropriée, en respectant les paramètres de tous les processus et politiques qui s'appliquent. »

Manitoba

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