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Montréal se déclarera officiellement ville refuge

Le maire Denis Coderre lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif, le 15 février 2017

Le maire Denis Coderre lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le maire de Montréal annonce que des « mesures très concrètes » seront prises pour faire de la métropole une ville refuge, c'est-à-dire offrant des services municipaux aux immigrants sans papiers, sans qu'ils aient à craindre une expulsion.

Une déclaration en ce sens sera faite la semaine prochaine, « probablement mardi », a annoncé Denis Coderre à l’issue de la réunion du comité exécutif, mercredi.

Le maire Coderre a affirmé qu'il s'agissait d'un geste de solidarité envers Vancouver et Toronto, qui ont adopté une telle politique, tout comme London et Hamilton, en Ontario.

Il y a une situation sur le plan de l’immigration et nous allons faire une déclaration faisant de Montréal une ville sanctuaire, avec des mesures très concrètes en matière d’habitation, en matière de services.

Denis Coderre, maire de Montréal

Le maire a indiqué qu'il allait « demander au gouvernement du Québec et dans d’autres secteurs juridictionnels de pouvoir s'assurer que l’on puisse prendre en considération les gens qui n’ont pas un statut légal ici ».

« Ce n'est pas dogmatique », a cependant nuancé M. Coderre, un ancien ministre fédéral de l'Immigration, reconnaissant la possibilité que des sans-papiers avec un dossier criminel, ou qui touche la sécurité nationale, doivent être pris en charge différemment.

Denis Coderre a indiqué qu'un débat aurait lieu au sujet de cette déclaration de ville refuge au conseil municipal, mais a réitéré son intention d'aller de l'avant.

Il y a des gens qui sont ici depuis six, sept ans, puis là, on leur demande d'être expulsés. Ça crée des chaos sociaux importants. Montréal étant déjà une ville solidaire, on est le deuxième pôle en importance en matière d'immigration, on a un rôle à jouer et je prends mes responsabilités.

Le maire Denis Coderre

L'organisme Solidarité estime pour sa part qu'il faut plus qu'un geste symbolique de la part du maire Denis Coderre. Il demande à la Ville de ne pas coopérer avec l'agence des services frontaliers du Canada afin d'empêcher les déportations.

L'organisme souhaite également que des services essentiels comme des soins de santé, d'éducation et de logement soient accessibles gratuitement pour les personnes sans-papiers.

Trump, élément déclencheur

C'est la signature d’un décret présidentiel interdisant l'entrée de ressortissants de sept pays à majorité musulmane aux États-Unis, à la fin janvier, qui a poussé de nombreuses villes américaines, comme New York, à réaffirmer leur statut de villes refuges.

Les autorités municipales de ces villes ont décidé de limiter la coopération de leurs forces policières avec les agents d'immigration fédéraux pour éviter les expulsions d'immigrants illégaux. Des services leur sont aussi donnés sans égard à leur statut migratoire.

Dans un tweet envoyé au président Donald Trump le 31 janvier, le maire Coderre a déclaré que Montréal était fière d'être une ville refuge, même si aucune politique n'avait encore été adoptée à cet égard.

Tweet envoyé par Denis Coderre à l'intention du président Donald Trump où il affirme que Montréal est une ville refuge.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tweet envoyé par Denis Coderre à l'intention du président Donald Trump où il affirme que Montréal est une ville refuge.

Photo : Radio-Canada / Twitter

On estime que quelques dizaines de milliers de sans-papiers vivent à Montréal.

Avec des informations de Benoît Chapdelaine

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