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Grève générale des enseignants en Nouvelle-Écosse vendredi

Enseignants qui manifestent
Les enseignants vont débrayer pour la première fois dans l'histoire de la Nouvelle-Écosse vendredi. Photo: CBC
Radio-Canada

Le syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse annonce une grève générale d'une journée vendredi pour protester contre le projet de loi du gouvernement McNeil qui leur imposera un nouveau contrat de travail.

Les députés à l’Assemblée législative débattent depuis mardi soir du projet de loi 75 qui va imposer un contrat de travail aux enseignants et mettre fin à leur grève du zèle.

Liette Doucet, présidente du syndicat, explique que les enseignants sont en colère et qu’ils ne voient pas dans le projet de loi les changements qu’ils espéraient.

« Nos membres n'ont jamais vu un premier ministre aussi anti-éducation que Stephen McNeil en 122 ans d'existence du syndicat », déclare-t-elle par voie de communiqué.

Le projet de loi 75, poursuit-elle, limite le droit de grève des enseignants et nuit à leur capacité de négocier un contrat de travail juste et équitable.

Ce sera la première fois dans l'histoire de la Nouvelle-Écosse que les enseignants déclenchent une grève générale.

L'Assemblée législative de la Nouvelle-ÉcosseLes députés en Nouvelle-Écosse débattent du projet de loi 75 depuis mardi soir. Photo : Radio-Canada / Michael Gorman

Les enseignants font la grève du zèle depuis le 5 décembre.

Le contrat de 4 ans que le gouvernement McNeil va imposer aux enseignants est une combinaison des 3 ententes de principe que les syndiqués ont rejeté au cours des 15 derniers mois. Le contrat prévoit qu’un comité se penchera sur les conditions de travail et les préoccupations exprimées par les enseignants. La politique d’inclusion sera aussi révisée.

Les syndiqués réclament également des politiques sur l’assiduité et la discipline. Ils disent que cela ne coûterait rien.

Judi Hutchinson, conseillère en orientation à l’école Madeline Symonds, affirme qu’il y a déjà eu des comités et des commissions. Selon elle, il ne faut plus dépenser de fonds publics pour cela, il faut plutôt faire les changements que les enseignants réclament.

La ministre de l’Éducation, Karen Casey, indique qu’une version préliminaire d’une politique sur l’assiduité est prête à être présentée aux syndiqués pour discussion. La grève du zèle a empêché cela jusqu’à présent, dit-elle.

La ministre explique qu’il n’est pas facile de formuler une politique en la matière. Il faut s’assurer que la politique soit juste pour tous les élèves, souligne-t-elle.

Le débat à l'Assemblée législative se poursuit mercredi. Le projet de loi sera probablement soumis jeudi au comité de modification des lois. Le public aura alors l’occasion de faire des présentations aux députés à ce sujet.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Relations de travail