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La grève de 2012 a engendré des économies appréciables pour les étudiants, selon une étude

Manifestation à Montréal dans le cadre de la grève étudiante de 2012.

Manifestation à Montréal dans le cadre de la grève étudiante de 2012.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude conclut que la grève étudiante de 2012 a permis aux étudiants à temps plein à l'université d'économiser 1465 $ par année.

L'étude réalisée par l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS), dont La Presse canadienne a obtenu copie, indique que, si les droits de scolarité avaient été haussés comme prévu par le gouvernement libéral de Jean Charest avant la grève, un étudiant à temps plein devrait débourser cette année 3793 $.

Or, la réalité du printemps érable a plutôt fait que le même étudiant paie 2328 $ en droits de scolarité.

L'économie pour un étudiant est donc de 1465 $ par année, a souligné au cours d'une entrevue, mardi, le chercheur et auteur de l'étude Philippe Hurteau.

Il estime qu'il est difficile de conclure autrement qu'au succès de la grève étudiante de 2012, puisque celle-ci avait précisément pour but de bloquer la hausse envisagée des droits de scolarité et de favoriser ainsi l'accessibilité aux études universitaires. Et ces deux objectifs ont été atteints, selon lui.

« Après, effectivement, il y a des interprétations plus politiques, plus sociales. Et le mouvement a débordé de beaucoup la grève comme telle. Il y a plein d'objectifs qui se sont joints en cours de route. Les gens voulaient remettre en question l'ordre néolibéral et plein de choses, il faut se calmer un petit peu », souligne Philippe Hurteau.

« Mais, pour les objectifs prioritaires au moment du déclenchement de la grève, il est assez difficile, au regard des données, aujourd'hui, de ne pas conclure que ça a été un succès. »

— Une citation de  Philippe Hurteau, chercheur et auteur de l'étude

Augmentation des droits de scolarité

La question du financement des universités et de la part de leurs études que les étudiants doivent payer doit justement être abordée lors du Rendez-vous national sur la main-d'oeuvre, qui se tiendra jeudi et vendredi à Québec.

La Fédération des chambres de commerce du Québec, par exemple, estime que les droits de scolarité devraient être augmentés.

« Les étudiants ne contribuent pas suffisamment au coût de leur formation. Les droits de scolarité sont dorénavant indexés à l'évolution du revenu disponible des ménages québécois, ce qui, à tout le moins, stabilise leur contribution au financement des universités. Mais cela demeure insuffisant », affirme la Fédération dans son mémoire.

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