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La réussite scolaire : l'affaire de toute la communauté

Un enfant lit un livre

L'accès à des activités culturelles et à des livres favorise l'apprentissage des jeunes, selon le professeur en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Rimouski, Jean Bernatchez.

Photo : iStock/evgenyatamanenko

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis plusieurs années, le Bas-Saint-Laurent est un modèle de persévérance scolaire. Le dynamisme des professeurs et l'implication de toute la communauté font partie des facteurs qui contribuent à retenir les jeunes à l'école, selon un chercheur de l'Université du Québec à Rimouski.

Un texte de Julie Tremblay

Selon les derniers chiffres du ministère de l'Éducation, le taux de décrochage au Bas-Saint-Laurent est de 9,9 %. Ainsi, il y a ainsi 5 % moins de décrocheurs chez nous que par rapport à la moyenne de la province. Que fait-on de différent, au Bas-Saint-Laurent, pour garder nos jeunes à l'école?

Jean BernatchezAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le professeur en sciences de l'éducation à l'UQAR Jean Bernatchez

Photo : Radio-Canada

Le professeur en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Rimouski, Jean Bernatchez, croit que c'est d'abord la relation entre les élèves et leurs enseignants qui fait la différence dans la réussite des jeunes. Le fait de faire partie de petites communautés où le contact est parfois plus personnel peut aider les élèves à être motivés à l'école :

C'est ce qui se passe à l'intérieur de la classe, la relation entre l'élève et son maître qui est peut-être la plus déterminante pour la suite des choses.

Une citation de : Jean Bernatchez, professeur en sciences de l'éducation à l'UQAR

De plus, comme certains élèves se trouvent dans de petits villages, parfois même dans des classes multiniveaux, les professeurs doivent souvent être créatifs et développer des façons de faire différentes pour transmettre leurs connaissances.

Je visite beaucoup les écoles au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie et je me rends compte qu'on fait des choses très originales par rapport à ce qu'on peut observer dans les autres régions.

Une citation de : Jean Bernatchez

Jean Bernatchez cite entre autres en exemple l'école des Alizés de Mont-Joli, qui a développé une façon d'enseigner l'empathie aux élèves du primaire.

Une communauté mobilisée

Outre ce qui se passe à l'école même, c'est toute la communauté qui fait la différence dans la réussite des élèves.

Jean Bernatchez souligne que l'organisme Communauté ouverte et solidaire pour un monde outillé, scolarisé et en santé (COSMOSS) regroupe plus d'une centaine d'acteurs du domaine de l'éducation et de la santé qui travaillent en concertation pour développer le goût d'apprendre chez les jeunes bas-laurentiens.

Un élève prend des notes dans une salle de classe. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dans les faits, le taux de diplomation au secondaire est resté le même au Québec depuis dix ans.

Photo : iStock

Un taux de décrochage qui fait du surplace

À l'instar de son collègue Égide Royer, qui est professeur en sciences de l'éducation à l'Université Laval, Jean Bernatchez affirme que le ministère de l'Éducation fait fausse route en prétendant que le taux de décrochage n'a jamais été aussi bas en 15 ans.

Le fait d'inclure les certificats et attestations dans les calculs sur la diplomation laisse faussement croire que ce dernier s'est amélioré, dit-il.

Je pense qu'on fait du surplace depuis un certain temps. C'est à peu près équivalent à ce que c'était il y a 10 ans.

Une citation de : Jean Bernatchez

Le chercheur croit que si le gouvernement souhaite vraiment faire baisser le taux de décrochage scolaire, il devra réinvestir et « miser sur l'occupation du savoir en région ».

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