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Eve De Castro assit à une table de son café La Bohème.

Eve De Castro assit à une table de son café La Bohème.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Radio-Canada

Un couple de Parisiens ouvrent aujourd'hui un café français dans le West Village à Détroit, tout près de la frontière canadienne.

Un texte de Colin Côté-Paulette

Lorsqu'elle a entendu parler de la faillite de Détroit il y a trois ans, Eve De Castro a flairé une occasion en or pour partir à l'aventure. Après une visite, la romancière et son partenaire, Jean Janot, ont tout vendu pour acheter une maison en Amérique.

Il y a une énergie à Détroit, qu'on n'a plus à Paris.

Eve de Castro, copropriétaire du café La Bohème

« J'avais été fasciné de voir que les gens ici, au lieu de se plaindre, ils rassemblent toutes leurs énergies pour s'entraider et ils n'ont pas honte de cette histoire de faillite », explique Mme De Castro.

Entre les affiches post-impressionnistes à la Toulouse-Lautrec et l'argenterie, on peut apercevoir deux horloges au mur du café, l'une à l'heure de Paris et l'autre à l'heure locale.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Entre les affiches post-impressionnistes à la Toulouse-Lautrec et l'argenterie, on peut apercevoir deux horloges au mur du café, l'une à l'heure de Paris et l'autre à l'heure locale.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

La femme dans la quarantaine s'estime fière de faire partie de la renaissance de la ville, un évènement qu'elle considère comme historique.

Entre les affiches post-impressionnistes à la Toulouse-Lautrec et l'argenterie, on peut apercevoir deux horloges au mur du café, l'une à l'heure de Paris et l'autre à l'heure locale.

« Le propos c'est vraiment de faire un pont entre Paris et Détroit. On avait envie d'offrir quelque chose qui soit spécifiquement français avec cette culture sympathique qu'il y a en France. Ça s'appelle La Bohème d'après l'opéra », souligne la copropriétaire.

Elle estime avoir investi avec son partenaire, près de 100 000 $ pour rénover le bâtiment qui abritait une pâtisserie il y a quelques années.

Mme De Castro raconte également comment les gens du quartier ont accueilli à bras ouverts les Européens et leur projet.

Vue de l'extérieur du café La Bohème, qui ouvre ses portes aujourd'hui.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Vue de l'extérieur du café La Bohème, qui ouvre ses portes aujourd'hui.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

« À tous les coins de rue on nous dit que notre idée est super et on nous demande comment on peut nous aider. C'est le bonheur », résume-t-elle.

Point boni, le quartier où se situe le café est dans la mire du maire de Détroit, Mike Duggan, pour devenir un secteur piétonnier avec des commerces de proximité.

Transformation rapide

En un an et demi, le couple a observé une ville changer de semaine en semaine. L'artère principale de Détroit, Woordward Avenue, était pratiquement abandonnée il y a un an et demi. On y retrouve présentement l'un des plus grands chantiers de la ville, celui du futur aréna qui abritera les Red Wings ainsi que les Pistons.

Une tasse de thé dans le café d'inspiration française à Détroit.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une tasse de thé dans le café d'inspiration française à Détroit.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Bien qu'elle ne considère pas qu'elle fait partie de ce phénomène d'embourgeoisement, Mme De Castro se désole d'avoir été témoin de l'expropriation d'une grande partie de la population noire du centre-ville vers la périphérie de Détroit.

C'est à la fois une renaissance et une tragédie. Une bonne partie de la population a perdu sa ville.

Eve de Castro, copropriétaire du café La Bohème

Pour la soirée d'ouverture, un photographe de Détroit qui travaille aussi à partir de métal recyclé, Darko Stojanovski, présentera ses oeuvres dans le sous-sol de l'établissement.

La musique sera principalement française et des évènements littéraires auront lieu une fois par mois.

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