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Plan en matière de langues officielles : où est la culture? demande le CCF

La directrice du CCF, Suzanne Campagne.

La directrice du CCF, Suzanne Campagne, croit que la culture devrait faire partie des priorités.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Conseil culturel fransaskois (CCF) s'inquiète de voir que le secteur des arts et de la culture n'est pas une priorité dans l'élaboration d'un nouveau plan d'action pluriannuel en matière de langues officielles.

Un texte d’Anouk Lebel

La directrice du CCF, Suzanne Campagne, explique que l’organisme a participé aux consultations pour le futur plan pour les langues officielles et que les arts et la culture ne font pas partie des axes prioritaires présentés au comité sénatorial par la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

« Je crois que la philosophie, c'est que les arts et la culture, c'est transversal dans tous les secteurs. Oui, mais comment ça va se traduire pour les organisations comme la nôtre ? », demande-t-elle.

« C'est important pour nous de savoir qu'on est un secteur qui est important. On devrait avoir une enveloppe qui vient directement pour les arts et la culture pour la feuille de route. »

— Une citation de  Suzanne Campagne, directrice du Conseil culturel fransaskois

Dans son dernier budget, le gouvernement Trudeau a confirmé des crédits de 1,9 milliard de dollars pour les arts et la culture et, notamment, le doublement du budget du Conseil des arts du Canada d'ici 2021.

Or, selon Suzanne Campagne, les organismes comme le CCF ne peuvent pas toujours se tourner vers le Conseil des arts du Canada pour assurer le développement des artistes. « On a besoin d'avoir des fonds qui vont aider les artistes à se développer, pour ne pas être qu’un service qui accueille les demandes. »

Elle souligne que les budgets n’ont pas bougé depuis douze ans. « Ça n’augmente jamais alors il faut à la rigueur diminuer notre programmation pour rester à la fine pointe. »

La culture doit être transversale, selon l’ANIM

De son côté, l’Alliance nationale de l’industrie musicale, qui chapeaute les acteurs de l'industrie musicale francophone hors Québec, a bon espoir que le secteur des arts et de la culture pourra se tailler sa place dans les priorités. « C’est loin d’être facile. Mais c’est notre travail, c’est notre responsabilité de faire ce lien-là », explique la présidente, Natalie Bernardin.

« Les arts et la culture, c’est transversal, alors on devrait pouvoir se retrouver dans chacune des priorités de la prochaine feuille de route. »

— Une citation de  Natalie Bernardin, présidente de l’ANIM

Patrimoine canadien a décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada. Dans un courriel, une porte-parole, Geneviève Dubois-Richard, indique que les discussions tenues lors des consultations vont alimenter la réflexion de la ministre sur les principaux enjeux et les actions à prioriser pour l'élaboration d'un nouveau plan d'action pluriannuel en matière de langues officielles.

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