•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une image vaut-elle vraiment mille mots?

L'auteur Yann Fortier

L'auteur Yann Fortier

Photo : Sarah Scott

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Yann Fortier a beau diriger le Word Press Photo Montréal (Nouvelle fenêtre), un événement qui présente chaque année au public les images lauréates du plus grand concours international de photographie, ce qu'il préfère, lui, c'est « peindre avec les mots ».

De son propre aveu, l'auteur écrit surtout « des courriels, des blagues très douteuses sur Facebook et des centaines de pages de notes en vue d'explorations et de projets littéraires qui prendront forme au cours des prochaines années ».

Il a publié son premier roman, L’angoisse du paradis (Marchand de feuilles), en 2015. L'année suivante, il a été finaliste du Prix du récit Radio-Canada grâce à l'histoire de Raoul, son grand-père.

L'histoire du grand-père Raoul

Les dimanches d'été, dans sa maison au bout d’un rang, Raoul Fortier avait pris l'habitude de s'habiller en blanc et arborait une casquette de capitaine de la marine canadienne. Un soir, il a demandé à son petit-fils de lui dénicher une casquette ornée des broderies dorées d’amiral.

L'auteur, alors jeune adulte, sentant la solennité du moment, a accepté, sans savoir que la demande se transformerait en épopée.

Des années plus tard, il a fait le récit de cette quête et rendu hommage, par la bande, à ses grands-parents, à leur village, « à un certain mode de vie. »

Écrire le sourire aux lèvres

Yann Fortier est loin d'être un auteur torturé : « Je n’écris ni dans la douleur ni en visant un quelconque besoin d’expression ou de libération. Le seul appel particulier que je ressens pour l’écriture, c’est celui d’avoir du plaisir à le faire, pendant que je le fais. J’écris donc le sourire aux lèvres, espérant que les mots que mes doigts tricotent arborent les textures et les teintes d’une certaine joie, puis, en filigrane, d’une certaine réflexion. Parce que tout est fragile. »

Sa vocation remonte à la petite enfance : « Quand j’avais 5 ans, avec trois blocs LEGO, j’inventais des mondes dans ma tête. Puis vers 12 ans, des auteurs-bédéistes comme Franquin, Greg ou Gotlib m’ont amené de l’autre côté du miroir. »

En matière de littérature d’ici, la lecture de Nicolas Dickner a été une véritable révélation pour lui :

« Je me souviens m’être dit "Enfin!", la première fois que j’ai lu Nicolas Dickner. Un peu comme la première fois où tu vois un Jean Leloup en début de carrière et que tu as 17 ans. »

— Une citation de  Yann Fortier

Vous aussi, vous avez une histoire vécue à raconter?

Prix du récit : Inscrivez-vous du 1er janvier au 28 février. 



Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !