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Fermeture d’églises dans l’archidiocèse de Moncton : les fidèles inquiets, mais non surpris

Des gens debout dans une église
Les fidèles n'étaient pas assez nombreux dimanche matin pour occuper la moitié des bancs de l'église de Saint-Paul-de-Kent. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Tandis que l'archidiocèse de Moncton, au Nouveau-Brunswick, se prépare à fermer une vingtaine d'églises d'ici trois à cinq ans, des fidèles souhaitent ne pas voir disparaître la messe dans leur paroisse.

Une centaine de personnes ont assisté à la messe à Saint-Paul-de-Kent, dimanche matin. Elles n'étaient pas assez nombreuses pour occuper la moitié des bancs de l'église.

Le taux de fréquentation n'inquiète pas tellement les paroissiens du village.

« Je ne suis pas inquiet pour l'avenir de Saint-Paul parce que déjà depuis un an il y a un comité qui discute de la relève », explique Adélard Cormier.

« Les réparations qui ont dû être faites sur l'église. Lorsqu'on a eu le dos au mur, on s'est tous donné la main et on est en bonne santé, disons », souligne Jacques Cormier.

Mais l'idée de leur village sans église les préoccupe. Ce serait un coup difficile pour la vie communautaire. Les résidents de Saint-Paul-de-Kent ont déjà vécu la fermeture de leur caisse populaire et de leur école ces dernières années.

C'est inquiétant d'une façon de voir les milieux ruraux disparaître graduellement.

Marcel Henrie, paroissien à Saint-Paul-de-Kent

« On ne sera plus un village. On sera, je ne sais pas, on n’existera plus », craint Jeannette Arsenault.

Une église vue de l'extérieurLa municipalité de Memramcook compte trois églises. Photo : Radio-Canada

À Memramcook, les paroissiens ne sont pas étonnés par l’annonce de l’archidiocèse. Puisqu’il y a trois églises dans leur municipalité, cela fait déjà quelques années qu'ils se doutent du danger qui les guette.

Le problème, selon eux, c’est que l'église n'arrive pas à attirer les jeunes générations.

« C'est la réalité qu'il n'y a pas assez de paroissiens. Ça va fermer, je suppose », estime Rachel Landry.

« C'est difficile de soutenir une église avec juste du vieux monde. Tu as besoin de la jeunesse. Tu as besoin de mettre un nouvel enthousiasme dans l'église », affirme Bernard Melanson.

Le dimanche, on sait que tous les enfants sont à l'aréna. Si on allait faire la messe à l'aréna, on aurait plus de monde.

Anita Boudreau, paroissienne à Memramcook

L'archidiocèse n'a pas encore précisé quelles églises sont menacées de fermeture, mais 16 d'entre elles sont dans des paroisses francophones. La décision survient à la suite d’une étude révélant les déficits financiers de plusieurs paroisses.

D’après le reportage d’Anaïs Brasier

Nouveau-Brunswick

Société