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Cinq Syriennes poursuivront leurs études au Canada grâce à une bourse

Les cinq jeunes femmes syriennes sourient à l'extérieur.

Les jeunes Syriennes ne cessent de sourire depuis leur arrivée à Toronto. De gauche à droite: Ayaat Labbad, 23 ans; Asmaa Labbad, 21ans; Alaa Alakel, 24 ans; Raneem Kanaan, 19 ans et Aya Hammoud,18 ans.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Radio-Canada

Cinq jeunes Syriennes qui ont abandonné leurs études pour fuir la guerre pourront les reprendre à Toronto grâce à un programme de la Fondation Daughters for Life et une école privée d'anglais, l'International Language Academy of Canada.

Un texte de Marie-Christine Rioux

« Je suis vraiment heureuse. Ma nouvelle famille est vraiment gentille et accueillante. » Alaa Alakel est excitée d'être au Canada et de reprendre les études. Pour elle, il s'agit d'une chance unique de pouvoir un jour réaliser son rêve de devenir pharmacienne.

Les cinq jeunes Syriennes, âgées de 18 et 24 ans, sont arrivées jeudi à l'aéroport Pearson. Au cours des neuf prochains mois, elles suivront des cours d'anglais à Toronto. Ces cours doivent leur permettre de s'inscrire ensuite au collège ou à l'université.

Jacklin Ibrahim, directrice des programmes à la Fondation Daughters for Life, raconte que ces jeunes femmes réussissaient de manière exceptionnelle à l'école en Syrie.

Une étudiait la médecine, une autre, la médecine dentaire, et les autres poursuivaient leurs études secondaires. Elles ont toutes dû abandonner leurs études à cause de la guerre.

Jacklin Ibrahim, Fondation Daughters for life

Quinze Syriennes ont été choisies pour leur excellent dossier académique, leur personnalité et leur leadership. Les cinq jeunes femmes arrivées jeudi à Toronto sont les premières à avoir obtenu leur visa d’études au Canada.

Conjointement, l'International Language Academy et la Fondation prennent en charge leurs droits de scolarité, leur hébergement dans des familles de Toronto et leurs billets d'avion.

Les deux organismes travaillent ensemble depuis 2012 afin d’offrir une éducation aux femmes du Moyen-Orient. Cette année, ce sont surtout des Syriennes qui ont été sélectionnées en raison du conflit qui perdure dans leur pays.

Reprendre une vie normale après les horreurs de la guerre

Les cinq jeunes femmes ont fui la Syrie avec leurs familles. Elles se sont retrouvées en Turquie, aux Émirats arabes unis et en Jordanie.

Notre maison et le village ont été détruits. La mosquée a été réquisitionnée par les opposants au régime. Nous avons donc dû quitter la Syrie. Nous sommes allés aux Émirats arabes unis.

Raneem Kanaan

Raneem est ravie d’être aujourd’hui à Toronto pour poursuivre ses études.

Alaa Alakel partage son enthousiasme et espère pouvoir se servir de l’éducation reçue ici pour aider ceux qui sont restés en Syrie.

J’espère devenir un médecin pour aider les victimes, les gens détruits par la guerre.

Alaa Alakel

Le programme vise à offrir aux jeunes femmes une éducation qui leur permettra d'agir en tant que leaders dans la reconstruction de leur pays.

 Elles peuvent prendre toute la connaissance acquise ici et l’utiliser comme un outil pour la paix. C’est la paix grâce à l’éducation. 

Nelson Tomé, International Language Academy of Canada



Toronto

Nouveaux arrivants