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Le travail du sexe est souvent un choix, selon une recherche de l’Université de Victoria

Un portefeuille rempli de billets de 20 dollars.
Une recherche de l'Université Victoria, en Colombie-Britannique, indique que c'est l'argent qui motive la majorité des personnes qui s'engage dans le travail du sexe. Photo: iStock
Radio-Canada

Une étude menée dans six villes canadiennes révèle que plusieurs travailleuses du sexe choisissent consciemment de s'engager dans cette « profession », ce qui contredit plusieurs études sur la prostitution, voulant que les personnes y soient entraînées et maintenues contre leur gré.

Selon la recherche menée auprès de 218 adultes de 19 à 61 ans, 33 % d’entre eux se sont engagés dans le travail du sexe après avoir vécu des traumatismes dans leur vie. La professeure Cecilia Benoit s’étonne que près de 70 % des participants à l’étude aient dit avoir choisi la prostitution.

C’est le cas d’un quart des répondants qui ont dit être attiré par cette « profession » parce qu’elle leur confère un horaire avec plus de flexibilité, dans le cas de mère monoparentale par exemple, et qu’elle rémunère mieux que d’autres types d’emploi. « Certaines personnes ont dit aimé faire plaisir aux gens », raconte Cecilia Benoit.

Elle reconnaît que c’est l’argent qui est le moteur principal d’un tel choix. « Mais le facteur de l’argent est compliqué à prendre en compte, car certaines personnes avaient besoin d’argent pour survivre […] alors qu’il y avait un sous-groupe qui a décidé de s’engager dans le travail du sexe pour payer plus rapidement une dette, ou leur frais de scolarité », soutient-elle.

Elle souhaite que cette recherche positionne le travail du sexe comme un travail. Les lois qui encadrent la prostitution au pays doivent être revues pour prendre en compte cette réalité, à son avis.

Pour Brenda Belak, avocate chez la société Pivot Legal, cette recherche réitère ce qu’elle et son équipe ont entendu de travailleuses du sexe depuis des années. « Je suis heureuse de voir une recherche qui considère le travail du sexe comme du travail. C’est important que les gens comprennent que les travailleuses du sexe ne cherchent qu’une source de revenus ».

Colombie-Britannique et Yukon

Prostitution