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Les élèves de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys se démarquent

Un élève écrit dans un cahier, sur lequel une règle est déposée (archives).

Un élève écrit dans un cahier (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Selon les dernières données du ministère de l'Éducation, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), dans l'ouest de Montréal, affiche le deuxième taux de diplomation et de qualification au Québec, en milieu francophone public, derrière celle des Découvreurs, dans la région de Québec.

Un texte de Marie-France Bélanger

Ce taux y est désormais de 85 % en sept ans, une augmentation de 4 points par rapport à l'année dernière. La CSMB surpasse ainsi l'objectif qu'elle s'était fixé en 2018.

À l'École secondaire Saint-Laurent, un établissement qui compte 2000 élèves, 70 % de ceux-ci sont nés à l'étranger. Malgré tout, l'école est parvenue à obtenir ce taux de diplomation de 85 % en sept ans, notamment grâce à un suivi étroit.

« Après chacune des étapes, on a des statistiques sur chacun des groupes d'élèves et lesquels ont besoin de soutien », explique le directeur de l'École Saint-Laurent, Patrice Brisebois. Grâce à de telles données, dit-il, tout le monde peut travailler ensemble de manière concertée.

 

Dépistage, accompagnement, suivi

Cette stratégie fait partie des efforts déployés depuis quelques années, dans les écoles de la CSMB, pour améliorer la réussite des élèves. Parmi les autres mesures, il y a aussi le dépistage précoce des jeunes en difficulté dès l'âge de 5 ans et l'accompagnement des enseignants.

La commission scolaire s'est aussi associée à des scientifiques en mettant sur pied le Centre d'intervention pédagogique en contexte de diversité, où une quinzaine de chercheurs travaillent quotidiennement avec les enseignants et les conseillers pédagogiques.

« On s'inspire beaucoup des données probantes de recherche, que ce soit au niveau de la salle de classe, dans l'école ou même au niveau de la commission scolaire », explique le directeur général de la CSMB, Dominic Bertrand.

À son avis, la hausse du taux de réussite n'est donc pas un hasard. M. Bertrand se réjouit du résultat, dans un contexte où le tiers des élèves de sa commission scolaire vivent en milieu défavorisé et où 62 % d'entre eux n'ont pas le français comme langue maternelle.

Égide Royer, professeur titulaire associé, spécialiste en réussite scolaire et psychologue, explique que la CSMB fait figure d'exemple en matière de réussite scolaire du côté francophone au Québec, tout comme la Commission scolaire anglophone Lester B. Pearson. À son avis, l'intervention précoce et le suivi auprès des jeunes en difficulté contribuent à améliorer les choses.

Réserves syndicales

De son côté, le Syndicat de l’enseignement de l’ouest de Montréal, qui représente quelque 6000 enseignants, accueille ces résultats avec une certaine réserve. Il soutient que les données du ministère ne concordent pas avec ce qui est observé sur le terrain par ses membres.

La présidente du syndicat, Mélanie Hubert, estime que les enseignants doivent constamment revoir leurs exigences à la baisse pour s'adapter au niveau des élèves. Elle ajoute aussi que le taux de diplomation et de qualification de 85 % s’applique sur une période de sept ans, soit deux ans de plus que le parcours normal d'un élève du secondaire.

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