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Essor démographique dans les villes francophones du Manitoba

Petit local : Étienne Fletcher interprète sa composition Colibri.

Radio-Canada

Des villes et localités francophones figurent parmi les communautés qui ont enregistré les plus fortes hausses de population au cours des cinq dernières années au Manitoba, selon les chiffres du recensement 2016 de Statistique Canada récemment dévoilés.

À Sainte-Anne, la ville désignée bilingue avec la plus forte croissance démographique, la population est passée de 1626 à 2114 entre 2011 et 2016 – une hausse de 30 % en seulement cinq ans.

Le maire de Sainte-Anne, Richard Pelletier, attribue ce bond démographique au dynamisme ambiant, aux logements à bas prix et à la proximité de la ville avec la capitale manitobaine.

On est à 15 ou 20 minutes au sud-est de la ville de Winnipeg. On a tous les services qui sont offerts dans une grande ville, mais on est quand même assez petits pour que tout le monde se reconnaisse.

Richard Pelletier, maire de Sainte-Anne

Quant à la municipalité rurale de Ritchot, où est située la ville bilingue d’Îles-des-Chênes, la population s'est accrue de 22 %, passant de 5478 à 6679 résidents entre les deux derniers recensements.

Randy ErosAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Randy Eros, conseiller de la municipalité rurale de Sainte-Anne,

Photo : Radio-Canada

Les municipalités rurales de La Broquerie et de Taché connaissent, elles aussi, une hausse notable de leur population entre 2011 et 2016, avec respectivement 16 % et 12 % de croissance démographique.

Dans la municipalité rurale de Sainte-Anne, où se trouve la ville du même nom, le conseiller Randy Eros affirme que la croissance totale est beaucoup plus lente, mais il est tout de même content de la tendance générale.

« Une augmentation, c’est bon. Ça signifie plus d’investissements provinciaux pour les infrastructures et les services de la municipalité », fait-il valoir.

Un couteau à double tranchant pour francophones

Même s’il accueille avec enthousiasme les nouvelles statistiques, le président de l’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM), Louis Tétrault, pense que cette croissance pourrait s’avérer être un couteau à double tranchant pour la francophonie.

Notre défi maintenant est plutôt : comment on peut préserver l’identité, préserver les services en français et préserver la capacité de les offrir, aussi.

Louis Tétrault, président, AMBM

En augmentant leur population, les villes désignées bilingues voient aussi le pourcentage de résidents francophones diminuer, souligne-t-il, ajoutant que cette nouvelle réalité a déjà poussé l’AMBM à revoir ses politiques.

« Tout récemment, l’AMBM a changé ses statuts et règlements pour créer un deuxième type d’affiliation, explique M. Tétrault, pour des communautés qui auront moins de population francophone, mais qui voudraient s’identifier comme une communauté qui a un patrimoine francophone ».

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