•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Language Institute Building ou Cité universitaire francophone?

Le reportage de Jérôme Bergeron
Radio-Canada

ÉPREUVE DES FAITS - Si de nombreux Fransaskois croient que le bâtiment où sont offerts les cours en français de l'Université de Regina se nomme la Cité universitaire francophone, ils ont tort. Il s'agit encore du Language Institute Building.

Un texte de Jérôme Bergeron

L’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), qui réclame une identification francophone de ce bâtiment depuis de nombreuses années, dénonce l’inaction de l’Université de Regina.

« Bien franchement, ça ne bouge pas beaucoup, ça ne fait pas trop de bruit et je trouve ça frustrant », s’exclame avec passion la présidente de l’ACF, Françoise Sigur-Cloutier.

Je trouve ça frustrant qu'un bâtiment payé avec les fonds des francophones s'appelle Language Institute [...] C'est une insulte à la francophonie et à tous les francophones.

Françoise Sigur-Cloutier, présidente de l’ACF

L’Institut français, qui était hébergé dans ce bâtiment, a laissé place à la Cité universitaire francophone en juillet 2015. Mais déjà, le bâtiment portait le nom de Language Institute Building depuis 1991.

Quelques mois après l’inauguration de la Cité universitaire, l’ACF et la Table des élus fransaskois ont expédié une lettre aux dirigeants de l’Université de Regina, suggérant que le bâtiment soit rebaptisé « la Cité ». À ce moment, les dirigeants universitaires auraient demandé d’autres suggestions pour analyser la demande.

Mais depuis décembre 2015, « c’est silence radio », déplore Françoise Sigur-Cloutier.

Des bâtiments « rarement baptisés selon leurs fonctions »

Le porte-parole de l’Université de Regina, Costa Maragos, admet que les discussions semblent au point mort depuis quelques mois. Il ajoute « qu’il n’y a pas eu beaucoup d’intérêt exprimé à ce sujet ».

Costa Maragos affirme toutefois que les dirigeants de l’Université ne sont pas fermés à analyser la demande, si d’autres suggestions sont proposées.

« Il faut garder en tête qu’il y a d’autres activités dans cet édifice, comme des cours d’anglais langue seconde, par exemple, et des événements publics », souligne-t-il.

Cette décision doit être prise au sérieux et, généralement, nous n’accordons pas un nom à un édifice selon ses fonctions.

Costa Maragos, porte-parole de l’Université de Regina

Quant à Françoise Sigur-Cloutier, qui aurait souhaité que le nom « la Cité » soit adopté, elle estime que les critères sont trop restreints pour choisir le nom d’un bâtiment.

De son côté, la Cité universitaire francophone a refusé nos demandes d'entrevues formelles. Elle soutient tout de même que l'utilisation d'un nom francophone pour le bâtiment serait logique.

Francophonie

Société