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Ottawa dépose un nouveau projet de loi sur la traite des personnes

Une prostituée parle à un automobiliste le long de la rue

Des progrès ont été accomplis pour la prévention du crime et de la prostitution à Moncton depuis la réunion publique de septembre, selon la GRC.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les parlementaires ont finalement devant eux la nouvelle mouture du projet de loi sur l'exploitation et la traite de personnes.

La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a déposé jeudi à la Chambre des communes une version modifiée du projet de loi d'initiative parlementaire C-452.

Cette mesure législative, qui avait été présentée par l'ancienne députée Maria Mourani, avait reçu la sanction royale en juin 2015, mais elle n'était jamais entrée en vigueur.

Après son élection, le gouvernement libéral a refusé de lui donner le feu vert parce qu'il avait des doutes sur la constitutionnalité de la section du projet de loi traitant des peines consécutives.

Le nouveau projet de loi C-38, qui modifierait le Code criminel, ne comprend pas cette disposition rendant obligatoire l'imposition de peines consécutives.

Des peines très longues

Selon un document d'information du ministère de la Justice, cette disposition, combinée à celle d'une loi existante sur la prostitution, aurait été « susceptible de mener à des peines d'une longueur disproportionnée ».

Il existait donc « un risque important que ceci puisse constituer une peine cruelle et inusitée allant à l'encontre de l'article 12 de la Charte [canadienne] des droits et libertés », note-t-on dans le même document.

Par conséquent, la ministre Wilson-Raybould l'étudiera dans le cadre de la révision du système de justice pénale qu'elle effectue actuellement.

La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-RaybouldAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould

Photo : La Presse canadienne

Mme Mourani, qui s'est maintes fois dite convaincue de la constitutionnalité du projet de loi C-452, ne se rend « pas du tout » aux arguments mis de l'avant jeudi par le ministère de la Justice.

Il aurait fallu le tester devant les tribunaux. C'est une interprétation de leur part.

Une citation de : Maria Mourani, sociologue et criminologue

« Les juges ne sont pas des idiots. Ils connaissent leur job. Ils savent très bien comment faire pour ne pas se retrouver avec des sentences exagérées », a-t-elle fait valoir.

 La criminologue et sociologue Maria MouraniAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La criminologue et sociologue Maria Mourani

Photo : La Presse canadienne

L'ancienne élue bloquiste, puis indépendante, a regretté que les libéraux aient mis aussi longtemps à rédiger un nouveau projet de loi qui est essentiellement le sien, moins un article.

Ils auraient dû signer le décret et laisser les tribunaux décider de cet article sur les peines consécutives, qu'eux disent potentiellement inconstitutionnel.

Une citation de : Maria Mourani, sociologue et criminologue

La ministre Jody Wilson-Raybould ne s'est pas rendue disponible pour répondre aux questions sur le projet de loi qu'elle venait de déposer, jeudi.

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