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La police de Sudbury va réexaminer des plaintes pour agressions sexuelles jugées non fondées

Agression sexuelle

Les victimes d'agression sexuelle hésitent souvent à rompre le silence.

Photo : IStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans la foulée du dossier publié par le Globe & Mail, plusieurs services de police du Nord de l'Ontario s'engagent à rouvrir des dossiers classés pour s'assurer que les procédures ont été respectées.

Un texte de Joël Ashak

Dans la foulée du dossier publié par le Globe & Mail, plusieurs services de police du Nord de l’Ontario s’engagent à rouvrir des dossiers classés pour s’assurer que les procédures ont été respectées.

Les taux de plaintes pour agressions sexuelles jugées non fondées rapportés par le Globe & Mail concernant le Nord de la province sont alarmants, en particulier en ce qui a trait aux corps policiers municipaux.

Entre 2010 et 2014, le tiers des plaintes reçues par la Police du Grand Sudbury auraient été rejetées. Même chose à Timmins.

Cela se compare à une moyenne de près d’un dossier sur cinq au pays établie par le Globe & Mail.

En haut du classement, 44 % des dossiers présentés à la Police provinciale de l’Ontario de North Bay auraient subi le même sort, soit 159 des 360 plaintes déposées.

 

Pour Karine Denis, coordonnatrice au centre Passerelle pour femmes de Timmins, ces disparités dans les chiffres s’expliquent en partie par les formations données aux agents qui diffèrent d’un corps policier à l’autre.

Selon elle, un meilleur financement et des partenariats entre la police et des groupes communautaires aideraient à améliorer la façon dont les policiers traitent les plaintes.

Karine Denis, coordonnatrice au centre Passerelle pour femmes de TimminsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Karine Denis, coordonnatrice au centre Passerelle pour femmes de Timmins

Photo : Radio-Canada

Des dossiers clos seront rouverts

La Police du Grand Sudbury a annoncé, à l’instar de la Police provinciale de l’Ontario et de la GRC, qu’elle va réexaminer des plaintes pour agressions sexuelles rejetées, car jugées non fondées, sans toutefois en préciser le nombre.

La police de Timmins a fait savoir qu’elle envisageait d’entamer une démarche similaire.

Un porte-parole a toutefois tenu à préciser que le terme « non fondé » peut porter à confusion et qu’il ne signifie pas forcément que l’agent en charge du dossier n’a pas cru la présumée victime.

Marc Depatie cite l’exemple d’un père qui apprend que sa fille de 16 ans fréquente un homme de 22 ans et décide de porter plainte. Si l’enquête de la police conclut que cette fille a bel et bien l’âge légal pour fréquenter un adulte, ce dossier est considéré infondé.

Marc Depatie de la police de TimminsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc Depatie de la police de Timmins

Photo : Radio-Canada

Il ajoute toutefois que son service de police s’est engagé à travailler plus étroitement avec des groupes comme Passerelle pour femmes afin de mieux former les agents.

La police de North Bay, quant à elle, n’était pas disponible pour commenter.

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