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Près de 28 % des plaintes d'agressions sexuelles sont jugées « non fondées » à Ottawa

L'organisme Viol-Secours à Québec dit recevoir davantage de demandes d'aide à la suite de la diffusion d'allégations d'agressions sexuelles survenues dans les derniers jours.

L'organisme Viol-Secours à Québec dit recevoir davantage de demandes d'aide à la suite de la diffusion d'allégations d'agressions sexuelles survenues dans les derniers jours.

Photo : IStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Près de 28 % des plaintes d'agressions sexuelles sont jugées « non fondées » par le Service de police d'Ottawa (SPO), soit un des plus hauts taux au pays, selon une enquête du Globe and Mail. Les Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de la région se désolent de cette statistique.

« Si on regarde la façon dont on traite les victimes en ce moment, on est préoccupé », a affirmé Josée Laramée, du CALACS francophone d'Ottawa.

La police d'Ottawa assure de son côté que ses règles entourant la classification des cas ont changé depuis 2012, ce qui a fait « fondre » le nombre de cas jugés « non fondés ». Il serait maintenant de 8 %.

« Avant, on regardait ça de façon un peu plus vague », a affirmé à Radio-Canada Patricia Ferguson, agente au SPO.

« Si par exemple, la victime ne voulait pas porter plainte […] des fois, on faisait une conclusion de [plainte] non fondée. Ce n'est plus le cas. »

— Une citation de  Patricia Ferguson, Service de police d'Ottawa

Des dossiers révisés dans l'Est ontarien et à Gatineau

Par ailleurs, dans l'Est de l'Ontario, le taux de plaintes « non fondées » est de 34 %, selon le quotidien torontois.

Après ces révélations, tant la Police provinciale de l'Ontario (PPO) que le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) ont décidé de réviser tous les cas jugés « non fondés » depuis 2010.

Plus de 4000 dossiers seront révisés à la PPO. Du côté gatinois, 169 cas ont été révisés. De ce nombre, « 15 ont pu être mal classifiés », affirme le SPVG.

La révision des dossiers est une mesure adéquate, mais insuffisante pour le CALACS francophone d'Ottawa.

« On doit s'assurer d'avoir un processus transparent et égalitaire. Il faut surtout croire les victimes. »

— Une citation de  Josée Laramée, CALACS francophone d'Ottawa

Trop d'enquêteurs analyseraient les plaintes avec des préjugés, croit Mme Laramée. « Trop souvent, on va les faire [traiter] comme si elles mentaient. »

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