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La vidéosurveillance inquiète la commissaire à la protection de la vie privée de la N.-É.

Une caméra de vidéosurveillance

Une caméra de vidéosurveillance

Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La prolifération des caméras de surveillance inquiète la commissaire à l'information et à la protection de la vie privée de la Nouvelle-Écosse.

Le bureau de Catherine Tully a répertorié 98 systèmes de vidéosurveillance dans les rues de six municipalités de la province, soit Halifax, Sydney, Kentville, Windsor, Digby et Yarmouth. Les trois quarts de ces systèmes appartiennent à des entreprises privées, alors que les gouvernements, les bibliothèques et les sociétés de la Couronne possèdent les autres.

Le bureau de la commissaire a envoyé un questionnaire aux 53 municipalités de la province. Seulement 25 d’entre elles ont répondu à ses questions. Les résultats montrent que presque toutes les municipalités comptent des caméras de surveillance en leur centre-ville.

« Ça accentue certainement mes préoccupations, surtout parce qu’elles ont des caméras, mais que peu d’entre elles ont des politiques sur la protection de la vie privée », dit Catherine Tully. « Seulement six municipalités avaient de telles politiques et aucune n’avait fait d’évaluation sur les risques des caméras pour la vie privée. »

Lois sur la protection de la vie privée

Selon l’utilisation que les propriétaires des caméras font des enregistrements, ils peuvent contrevenir à la loi, précise la commissaire. Même quand les caméras sont installées et en exploitation, elle précise que les informations qu’elles amassent sont personnelles et sujettes aux lois sur la protection de la vie privée.

Par exemple, « on doit éviter le plus possible de les utiliser dans les lieux publics et on ne devrait le faire qu’aux moments où des problèmes risquent de survenir », dit-elle.

« Vous ne devez garder les enregistrements que pour une courte période, vous devez les conserver en lieu sûr et restreindre leur accès. Et vous ne pouvez les utiliser que pour leurs objectifs premiers. »

Catherine Tully en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La commissaire à la protection de la vie privée de la Nouvelle-Écosse, Catherine Tully

Photo : Radio-Canada

En plus, Catherine Tully précise que des affiches doivent informer le public de la présence de caméras avant qu’il n’entre dans le secteur, indiquer les raisons de leur utilisation et fournir des numéros de téléphone et adresse dans le cas où des gens auraient des questions. De son expérience, c’est très rare.

« Nous n’avons remarqué d’avis que dans 16 % des cas. C’était presque comme jouer à “Trouver Charlie”. Vous étiez déjà dans le champ de la caméra avant de voir une affiche », dit-elle.

Des lois désuètes

Catherine Tully déplore aussi le fait que le public a peu de recours relativement aux caméras de surveillance.

« Nous avons de vieilles lois sur la protection de la vie privée, en Nouvelle-Écosse. Elles doivent assurément être mises à jour », dit-elle. « Vous ne pouvez pas vous plaindre à mon bureau au sujet d’une caméra de surveillance et on ne peut même pas lancer une enquête. »

La commissaire à l’information et à la protection de la vie privée travaille actuellement à la mise en place de directives pour les municipalités et à l’établissement d’un programme de sensibilisation.

Avec les informations de CBC

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