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Le Nouveau-Brunswick, seule province où la population diminue

Image de gens marchant dans la rue d'une ville.

Des gens marchant dans la rue.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick est la seule province ou territoire qui a connu une baisse de sa population de 2011 à 2016, selon les données du recensement 2016, publiées mercredi par Statistique Canada.

Statistique Canada note que la population a augmenté moins rapidement en Atlantique que dans les autres régions du pays de 2011 à 2016.

Croissance de la population de 2011 à 2016 :

  • Île-du-Prince-Édouard: 1,9 %
  • Terre-Neuve-et-Labrador: 1 %
  • Nouvelle-Écosse: 0,2 %
  • Nouveau-Brunswick: -0,5 %

La faiblesse de la croissance en Atlantique est liée à la migration interprovinciale et à des taux d’immigration et d’accroissement naturel plus faibles, explique Statistique Canada.

Par exemple, à Terre-Neuve-et-Labrador, il y a eu certaines années plus de décès que de naissances entre 2011 et 2016.

Le poids démographique de l’Atlantique diminue. En 2016, jusqu’à 6,6 % de la population canadienne vivait dans les provinces de l’Atlantique, contre 10 % en 1966.

Au Nouveau-Brunswick, des tendances remarquées lors des derniers recensements se poursuivent. Par exemple, la population dans le nord de la province continue à diminuer de façon générale tandis qu'elle augmente dans les grandes villes du sud. D'autre part, les régions rurales perdent des résidents au profit des agglomérations urbaines.

Le Nouveau-Brunswick doit s'en inquiéter, selon l'économiste Pierre-Marcel Desjardins.

Pour le Nouveau-Brunswick, la perte de population fait en sorte que tous les défis économiques et fiscaux sont d’autant plus grands

Pierre-Marcel Desjardins, économiste, Université de Moncton

Le président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, Thomas Raffy, lui a fait écho sur Twitter.

 

De son côté, le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Donald Arseneault indique que le défi démographique reste majeur au Nouveau-Brunswick. « On a une population vieillissante, des gens qui sortent du marché du travail. On a besoin d’aller chercher des gens qui reviennent dans la province, des nouveaux Canadiens également pour remplir ces postes », déclare-t-il.

Parmi les villes du nord, c'est l'agglomération urbaine de Campbellton qui a perdu le plus de résidents de 2011 à 2016, soit 9,3 %. Sa population était restée stable lors du dernier recensement. La ville comme telle a perdu 6,8 % de sa population.

 

Dans d'autres villes du nord, le déclin s'est inversé : Edmundston, par exemple, a connu une hausse de 3,4 % de sa population alors qu'elle avait diminué lors du dernier recensement.

Dans la Péninsule acadienne, le portrait est contrasté. La ville de Lamèque, par exemple, a vu sa population décliner de 10,3 % alors que la ville de Caraquet a connu une hausse de 1,9 %. La nouvelle municipalité régionale de Tracadie a connu une baisse de 0,1 % lorsque les chiffres sont ajustés pour tenir compte de ses nouvelles frontières.

Dans le sud, l'attrait de la ville francophone de Dieppe persiste : 8,9 % de hausse (25 384 résidents désormais), mais une hausse plus fulgurante encore dans la petite ville côtière de Shédiac, où la population a bondi de 10,1 % de 2011 à 2016, pour atteindre 6664 résidents. La ville de Moncton a connu une hausse plus modeste de 4,1 % du nombre de ses habitants (71 889 habitants).

Moncton dépasse Saint-Jean

Moncton est devenu la ville la plus populeuse du Nouveau-Brunswick depuis le dernier recensement, dépassant ainsi la ville de Saint-Jean. Il y a maintenant 71 889 habitants à Moncton comparativement à 69 074 à Saint-Jean, qui a perdu 3,6 % de sa population depuis 2011.

Le centre-ville de Moncton.

Moncton est maintenant la ville la plus populeuse du N.-B., devant Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Philippe Duclos

Lors du dernier recensement, la population de la ville de Saint-Jean dépassait légèrement celle de Moncton, mais le Grand Moncton avait plus de résidents que la région métropolitaine de Saint-Jean.

Nouveau-Brunswick

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