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Manifestation à Barcelone à l'ouverture du procès d'Artur Mas

Artur Mas et Joana Ortega saluent la foule.

Artur Mas a tenu à saluer la foule présente devant le palais de justice.

Photo : Reuters / Albert Gea

Reuters

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées lundi devant le palais de justice de Barcelone où l'ancien président de la Catalogne, Artur Mas, doit être jugé pour désobéissance civile pour avoir organisé en 2014 une « consultation populaire » considérée comme illégale sur l'indépendance de la région.

Ce scrutin avait été organisé avec l'aide de volontaires et en dépit de l'opposition du gouvernement espagnol qui avait saisi la justice pour l'empêcher, affirmant qu'il était contraire à la Constitution.

Quelque 2,3 millions de personnes y avaient pris part et s'étaient prononcées à plus de 80 % pour l'indépendance, mais le gouvernement de Mariano Rajoy faisait valoir que cette question relevait de l'ensemble des citoyens espagnols.

Artur Mas, qui a démissionné de ses fonctions de président de la région l'an passé, pourrait recevoir une peine de dix années d'exclusion de toute fonction politique s'il est reconnu coupable de désobéissance civile et d'abus commis dans le cadre d'une fonction publique.

Aujourd'hui, beaucoup d'entre nous ont le sentiment d'être eux-mêmes jugés.

Carles Puigdemon, nouveau président de la Généralité catalane
Des centaines de personnes brandissent des drapeaux de la Calalogne devant le palais de justice.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une foule imposante attendait l'arrivée d'Artur Mas devant le palais de justice de Barcelone.

Photo : Reuters / Albert Gea

Ce procès s'ouvre dans un contexte de tension accrue entre Madrid et la Catalogne, dirigée depuis 2015 par une équipe très favorable à la scission qui a pris l'engagement d'organiser un référendum sur sa sortie de l'Espagne cette année.

Rajoy se montre intraitable sur le sujet, affirmant être prêt au dialogue avec les autorités catalanes tout en réaffirmant qu'un référendum sur l'indépendance est illégal.

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