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Un projet de mine soulève de nombreuses questions à Grenville-sur-la-Rouge

Steven Lanthier

Steven Lanthier, chargé de projet de la compagnie Canada Carbon, tient dans ses mains des morceaux de marbre et de graphite.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le sous-sol de Grenville-sur-la-Rouge, dans les Laurentides, renferme du graphite. Ce minerai est notamment utilisé par l'industrie nucléaire, un filon que veut exploiter une compagnie de la Colombie-Britannique.

Un texte de Denis Babin

« Avec l'exploration faite depuis environ cinq années, on a réussi à découvrir un graphite d'une qualité exceptionnelle », explique le géologue Steven Lauzier, chargé de projet pour Canada Carbon.

La compagnie veut aussi tirer profit du marbre dans lequel le graphite se trouve.

D’après une étude préliminaire publiée par la compagnie, le projet va nécessiter un investissement de 44 millions de dollars.

Toujours selon le document, une fois son exploitation commencée, la mine pourrait générer une centaine d'emplois directs et indirects sur une période d'une dizaine d'années.

« Nous en sommes venus à définir deux zones qui seraient exploitées pour le graphite et une autre zone qui serait exploitée pour le marbre », ajoute M. Lauzier.

Un projet qui suscite de nombreuses questions

Il y a toutefois un hic. Les résidents de Grenville-sur-la-Rouge viennent tout juste de prendre connaissance des intentions de Canada Carbon.

Le projet minier ne manque pas de soulever de nombreuses questions de nature environnementale.

Mais tout aussi important, les citoyens croient que leur conseil municipal n'aurait pas dû permettre à la compagnie de poursuivre ses démarches devant la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

Une résolution a été adoptée en ce sens en décembre dernier par les élus de Grenville-sur-la-Rouge.

Thomas Arnold, dans son salon
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Thomas Arnold, porte-parole du regroupement de citoyens

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

« Nous avons demandé à nos élus de réviser et de rendre nulle la dernière résolution fournie à la CPTAQ envers ce projet-là et de faire une nouvelle résolution qui dit que leur réglementation ne permet pas l'utilisation qu'ils veulent faire dans cette zone », affirme le porte-parole du regroupement de citoyens nouvellement formé, Thomas Arnold.

À cet effet, le regroupement prévoit lancer une pétition demandant au conseil municipal de corriger le tir.

Nous avons tenté, sans succès, de joindre le maire de Grenville-sur-la-Rouge, John Saywell, pour obtenir ses commentaires.

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