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Le Manitoba : terre accueillante pour les entrepreneurs noirs

Photographie du Manitobain Désiré Kammogné.

L'entrepreneur Désiré Kammogné a créé un site d’achat et d’hébergement de domaines web.

Photo : Radio-Canada / Samuel Rancourt

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Nombreux sont les membres de la communauté noire du Manitoba qui souhaitent se lancer en affaires, selon le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), organisme qui offre des formations ainsi qu'un soutien économique à ceux avides de démarrer une entreprise.

Un texte de Samuel Rancourt

Le nombre de clients bénéficiant des services du CDEM pour démarrer une entreprise a triplé en dix ans, passant de 8 en 2006 à 24 en 2016, et 80 % d’entre eux sont originaires de l’Afrique, signale Joel Lemoine, conseiller en finances et en affaires pour l’organisation franco-manitobaine.

Photographique du conseiller en finances et en affaires du CDEM, Joel Lemoine, dans son bureau.
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« J'utilise les dossiers jaunes pour les clients qui proviennent de l'international, déclare le conseiller en finances et en affaires du CDEM, Joel Lemoine. Les trois quarts de ces clients proviennent de l'Afrique. »

Photo : Radio-Canada / Samuel Rancourt

« On commence à voir une forte croissance de gens qui viennent de l'international, majoritairement des pays d'Afrique, explique-t-il. Ils veulent trouver un emploi, démarrer leur propre entreprise ou acheter des entreprises déjà existantes au Manitoba. Ce sont surtout des gens de l’Algérie, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal et du Congo. »

Entre 2010 et 2014, la communauté francophone du Manitoba a connu une importante immigration francophone africaine, caribéenne et haïtienne; plus de 1100 personnes se sont installées dans la province au cours de cette période.

Cliquez sur la carte interactive pour découvrir la provenance des immigrants au Manitoba. Pour consulter la carte interactive sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

 

Originaire du Cameroun, l’entrepreneur Désiré Kammogné constate que le paysage culturel a beaucoup changé depuis son arrivée au Manitoba il y a 20 ans.

« À l’époque, il n’y avait pas autant de Noirs que maintenant. »

— Une citation de  Désiré Kammogné, entrepreneur

L'homme d'affaires a eu recours aux services du CDEM afin de mettre en œuvre Wise host, un site d’achat et d’hébergement de domaines web. Il a depuis conçu deux autres sites Internet : Africa Presse – un site agrégateur de nouvelles principalement africaines – ainsi que All Winnipeg, un site qui répertorie des services offerts dans la capitale manitobaine.

« J’adore naviguer en ligne et j’apprécie rendre mes passions lucratives. »

— Une citation de  Désiré Kammogné, entrepreneur

Selon Joel Lemoine, beaucoup des immigrants qui choisissent le Manitoba ont la fibre entrepreneuriale. Il précise toutefois qu’avant de se lancer en affaires, il faut saisir les us et coutumes du travail au Manitoba.

« Ceux qui désirent démarrer des entreprises vont peut-être d’abord choisir de se trouver un travail, tout simplement pour apprendre la culture et les façons de faire d’ici. »

— Une citation de  Joel Lemoine, conseiller en finances et en affaires, CDEM

Les premiers pas

Tous les ans, près de cinquante immigrants francophones passent par le programme de formation professionnelle Premier Choix offert par le CDEM avant de se rendre sur le marché du travail, indique Salimata Soro, chef d’équipe de projet.

Les participants du programme Premier Choix suivent un cours dans une salle du CDEM.
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Premier Choix vise à aider les jeunes pouvant s'exprimer en français à se trouver et à conserver un emploi.

Photo : Radio-Canada / Radja Mahamba

« On leur apprend comment faire un CV, une lettre de motivation, les techniques de recherche d'emploi, où avoir du travail et comment se comporter lors d'une entrevue », précise Mme Soro.

Les participants suivent une formation en classe de quatre semaines avant de passer un stage de cinq semaines dans une entreprise du secteur tertiaire. Non seulement ce stage procure aux élèves un cours intensif des conventions canadiennes du service à la clientèle, mais aussi une occasion d’emploi. À la fin du programme, 91 % des stagiaires sont engagés par l’entreprise qui les avait accueillis.

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