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Freiner la diffusion du cancer : une avancée qui promet

Des chercheurs de l'Université de Calgary.

Des chercheurs de l'Université de Calgary.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une équipe de chercheurs de l'Université de Calgary veut s'attaquer à la diffusion des cellules cancéreuses après avoir découvert que 90 % des morts dues au cancer sont attribuables à la métastase.

Un texte de Nicolas Pelletier

Soigner le cancer n’est pas chose simple, mais freiner sa propagation dans le corps pourrait bien faire partie de la solution.

Poursuivant cet objectif, des chercheurs albertains ont étudié comment ils pourraient nuire au processus de diffusion du cancer en tentant de contrôler une protéine qui y joue un rôle prépondérant.

En analysant la structure en trois dimensions d’une protéine de calcium connue sous le nom de L-plastin, ils ont découvert que celle-ci aide les cellules cancéreuses à produire des tentacules leur permettant de se déplacer dans le corps.

L’équipe de l’Université de Calgary a identifié un interrupteur moléculaire dans la protéine, soit une molécule qui oscille entre deux ou plusieurs états.

« Cette découverte a été un grand pas en avant dans notre compréhension du fonctionnement de cette protéine », explique Hans Vogel, coauteur de l’étude et professeur de biochimie.

Hans Vogel, professeur à l'Université de CalgaryAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hans Vogel, professeur à l'Université de Calgary

Photo : Radio-Canada

« Nous avons découvert que nous pouvons activer et désactiver cette protéine. Elle possède un interrupteur naturel que nous avons identifié et maintenant que nous pouvons la contrôler, nous sommes en mesure de l’utiliser dans des expériences où nous interférons avec le processus de métastase. »

Le cancer est habituellement traité en s’attaquant à la tumeur d’origine. Notre recherche pourrait offrir une solution de rechange qui s’attaque plutôt à la métastase.

Hans Vogel

Selon la Société canadienne du cancer, le cancer métastatique se développe dans une autre partie du corps que celui du site d’origine du cancer, appelé tumeur primitive. Pour cette raison, le cancer métastatique est aussi appelé cancer secondaire.

« Cette protéine est très importante, poursuit-il, car les cellules cancéreuses se développent d’abord en une tumeur où toutes les cellules sont regroupées. Puis, certaines cellules se sentent à l’étroit, se détachent et migrent ailleurs dans notre corps où elles forment à nouveau des tumeurs. »

Le modèle en trois dimensions de la protéine L-plastin utilisé par les chercheursAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le modèle en trois dimensions de la protéine L-plastin utilisé par les chercheurs.

Photo : Radio-Canada

Le scientifique croit que le traitement contre le cancer gagnera en efficacité en s’attaquant à la métastase, responsable de 9 décès sur 10 lors d’un cancer, en plus de tenter de venir à bout de la tumeur originelle.

« Les chirurgiens et les oncologistes en connaissent encore peu sur le processus de diffusion du cancer et cherchent encore comment interférer avec lui. »

Le professeur estime qu’il s’agit là d’un grand pas en avant pour la recherche, mais qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour qu'elle devienne une cure au cancer.

« Il est encore crucial de retirer la tumeur d’origine, conclut-il, mais il sera maintenant possible d’ajouter un autre aspect au traitement. »

À son avis, l'ampleur du potentiel de la découverte de son équipe reste encore à explorer.

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