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Demandes d'asile : deux réfugiés ghanéens qui ont failli mourir de froid connaîtront leur sort en mars

Deux hommes réfugiés assis à une table avec des bandages aux mains.
Razak Lyal et Seidu Mohammed auront leurs audiences en mars pour savoir s'ils sont autorisés de demeurer au Canada après avoir fait des demandes d'asile. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Deux réfugiés ghanéens qui ont failli mourir de froid en entrant illégalement au Canada en décembre connaissent désormais leur date d'audience pour déterminer s'ils pourront demeurer au Canada. Seidu Mohammed aura son audience le 23 mars tandis que Razak Lyal aura la sienne le 27 mars.

Seidu Mohammed et Razak Lyal ont fait connaissance lors de leur traversée de la frontière canado-américaine, à proximité du passage frontalier d’Emerson, à pied dans le grand froid le 24 décembre. Les deux hommes âgés respectivement de 24 et 35 ans se sont égarés pendant plus de 7 heures de marche avant qu’un bon samaritain s’arrête et leur vienne en aide.

D’ici leurs audiences, les deux réfugiés ghanéens se remettent de leurs blessures.

« Je me sens bien. Tout va bien », indique Seidu Mohammed, qui a perdu tous ses doigts en raison d’engelures sévères. Les médecins auraient pu utiliser des orteils du réfugié ghanéen pour remplacer ses doigts, mais ce dernier a refusé puisqu'il veut être capable de jouer au soccer, raconte-t-il.

« Ça va être difficile, mais ça va aller », dit-il. « Je suis optimiste, tout va bien aller. »

Razak Lyal a également souffert d’engelures sévères. Tous ses doigts ont été amputés à l’exception de ses pouces. Selon lui, cette souffrance en vaut la peine si cela lui permet d'obtenir une vie meilleure ici au Canada.

Il se dit d'ailleurs très reconnaissant de tout le soutien reçu jusqu'à présent par les Canadiens ainsi que par la communauté ghanéenne de Winnipeg.

« La présidente de la communauté du Ghana [à Winnipeg] vient tous les jours. […] Elle nous apporte de la nourriture, tout ce dont nous avons besoin », mentionne Razak Lyal.

Elle nous aide comme la plupart des Canadiens. […] Ils ont été bons pour nous. Je pense que nous faisons désormais partie du peuple canadien.

Razak Lyal, réfugié ghanéen

S’ils sont autorisés à demeurer au Canada, ils affirment qu’ils aimeraient trouver un endroit pour vivre ensemble.

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