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Un apiculteur découragé après le vol à répétition de ses ruches

Une ruche peut contenir des milliers d'abeilles et peser plus de 100 kg.

Une ruche peut contenir des milliers d'abeilles et peser plus de 100 kg.

Photo : (Jonathunder/Wikipedia)

Radio-Canada

Un apiculteur de Sarnia, en Ontario, est harcelé par des voleurs de ruches et a perdu des milliers de dollars en quelques années.

Un texte de Marine Lefèvre avec CBC

Reg Lumley collecte du miel un peu partout dans le comté de Lambton.

Depuis cinq ans, il est la proie de voleurs qui lui ont dérobé plus d'un tiers de ses 350 ruches.

Il y a quelques temps, il a perdu pour 5000 $ d'abeilles et de matériel en une seule nuit.

Malgré les caméras de surveillance, il n'a pas réussi à identifier les personnes qui lui prennent ses ruches et son miel.

Ce sont des personnes qui s'y connaissent. Ils sélectionnent les meilleures ruches et les emportent. Ils savent donc comment les inspecter et choisir les bonnes.

Reg Lumley, apiculteur de Sarnia

Le président de l'Association des apiculteurs de l'Ontario pense que c'est sans doute l'oeuvre d'un apiculteur qui connaît peu succès avec ses propres insectes qui tente de régler ses problèmes en volant un collègue.

« Il y a beaucoup de ruches en Ontario et c'est une situation très rare », affirme Jim Coneybear.

Un possible trafic de ruches?

Daniel Choquette est apiculteur dans le comté d'Essex. Il ne craint pas pour ses ruches, mais ces vols l'incitent à garder l'oeil ouvert.

S'il n'a pas connaissance d'un trafic dans la région, il explique toutefois qu'il est très facile de faire disparaître des ruches et des abeilles.

« Les ruches vont probablement être exportées dans les autres provinces, puis être vendues et être redivisées. Des ruches qui vont dans un autre rucher, c'est vraiment difficile à identifier, surtout s'ils les transfèrent dans d'autres boîtes », souligne-t-il.

Il n'y a pas une abeille qui a un code. C'est assez facile de les revendre et d'en faire le trafic.

Daniel Choquette, apiculteur dans le comté d'Essex

Selon M. Choquette, l'hiver est particulièrement propice au vol de ruches parce que les abeilles sont moins actives.

Le trafic de ruches peut être assez lucratif puisque chacune vaut plus de 200 $.

M. Choquette affirme par ailleurs qu'à partir d'une ruche en bonne santé, on peut en faire quatre autres.

« Chaque ruche vaut de 1000 à 1200 $ plus la boîte et ce qui va avec », précise-t-il.

Jim Coneybear ne croit toutefois pas qu'un tel trafic ait lieu en Ontario.

« C'est possible que ce soit pour la revente, mais je pense juste que c'est quelqu'un de malhonnête », indique-t-il.

Des abeilles

Des abeilles

Photo : iStock

Des vols qui nuisent à une bonne action

L'histoire de Reg Lumley est particulièrement décevante parce que l'homme de 78 ans ne vend pas son miel pour s'enrichir.

Il remet tous les fonds à une oeuvre de charité qui aide des orphelins et construit des cliniques de santé dans des pays en voie de développement.

M. Lumley espère maintenant que les personnes qui détiennent des informations sur ses abeilles contacteront la police.

Windsor

Justice et faits divers