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Insuffisance rénale : les patients autochtones plus à risque de complications

Caleb Mckay reçoit un traitement de dialyse dans un hôpital

Originaire de la Première Nation Sachigo Lake, Caleb Mckay a dû déménager à Thunder Bay - une ville située à plus de 600 km de sa communauté - afin de recevoir des traitements de dialyse.

Photo : Radio-Canada / Stephanie Cram

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Autochtones qui suivent des traitements de dialyse doivent voyager plus loin pour recevoir des traitements et sont plus à risque d'être hospitalisés que les autres patients, selon une étude de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).

L'étude révèle aussi que les patients autochtones sont moins susceptibles de recevoir une transplantation rénale et ont un taux de survie inférieur comparativement aux autres Canadiens qui souffrent d'insuffisance rénale.

« Même en tenant compte de facteurs comme le diabète, l’âge et le revenu, les patients autochtones en dialyse présentaient un risque d’admission à l’hôpital plus élevé de 20 % et un risque d’hospitalisation pour une infection plus élevé de 30 % », soulignent les chercheurs.

Les auteurs du rapport recommandent l'adoption et l'élargissement de programmes visant à renforcer les soins aux patients autochtones afin de réduire les « hospitalisations évitables ».

Les auteurs de l'étude soulignent que, alors que 5 % des patients doivent parcourir plus de 250 km pour recevoir un traitement de dialyse, c'est la réalité de 20 % des patients autochtones.

Caleb McKay, originaire de la Première Nation Sachigo Lake, a dû déménager à Thunder Bay - une ville située à plus de 600 km de sa communauté - afin de recevoir des traitements d'hémodialyse. « Mon monde s'est effondré », confie-t-il, ajoutant que sa famille et ses amis lui manquent énormément.

Selon l'ICIS, le fait que les patients autochtones doivent souvent parcourir de longues distances pour recevoir des traitements de dialyse contribue à faire grimper le taux d'hospitalisation pour cette tranche de la population.

Transplantations rénales au Canada

Le nombre de transplantations réalisées au Canada a augmenté au cours des 5 dernières années, passant de 2116 transplantations en 2010 à 2515 en 2015.

À la fin de 2015, 4499 Canadiens étaient en attente d’une transplantation d’organe. De ce nombre, plus de 200 personnes sont décédées avant de recevoir leur nouvel organe.

Source : ICIS

Les Autochtones sont aussi moins susceptibles de recevoir une transplantation rénale : 27 % des patients autochtones ont accès à ce traitement contre 42 % chez les patients non-autochtones.

« La transplantation rénale n’est pas une solution miracle, mais elle est préférable à la dialyse », souligne la directrice générale nationale de la Fondation canadienne du rein, Elizabeth Myles, par voie de communiqué. « Elle offre au patient une bien meilleure qualité de vie, mais aussi un meilleur état de santé et de plus grandes chances de survie. »

Selon l'ICIS, cette disparité est le résultat d'un taux élevé de diabète chez les populations autochtones; la prévalence de cette maladie augmente le risque de complications postopératoires et réduit le bassin de donneurs compatibles.

Avec des informations de Stephanie Cram, CBC Indigenous

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