•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grève imminente à l'Université Laval

Le campus de l'Université Laval
Le campus de l'Université Laval Photo: Radio-Canada / Carl Boivin

Le syndicat des employés de soutien de l'Université Laval demande à ses 1900 membres de se préparer à déclencher une grève générale illimitée. Elle pourrait débuter dans les prochains jours, dès que la période de deuil à la suite de l'attentat au Centre culturel islamique de Québec sera terminée.

Un texte de Jean-François Nadeau TwitterCourriel  

Le syndicat a fait parvenir mercredi matin une note à tous ses membres pour les aviser que la haute direction de l'Université Laval refusait de discuter et que devant l'impasse, la grève devra être déclenchée.

« Les négociations achoppent, explique le conseiller syndical, Éric-Jan Zubrzycki. On a fait un appel ultime à la haute direction pour voir si on pouvait trouver un terrain d'entente. On n'a même pas eu un accusé de réception.On comprend que l'Université Laval n'est pas intéressée à discuter. »

La convention collective des employés de soutien est échue depuis mars 2016. Le régime de retraite et la mobilité des employés sont au coeur du conflit de travail.

Si la grève générale illimitée est déclenchée, le campus sera privé, entre autres, de techniciens de laboratoire, d'employés de bureau ou de maintenance. Plusieurs activités pourraient être compromises à l'Université Laval.

« S'il y a un bris du système de chauffage, qui est centralisé, c'est l'ensemble de la cité universitaire qui est paralysée, illustre Éric-Jan Zubrzycki. Simplement débarrer les locaux, ce ne sera plus possible. En quelques jours, l'Université va être complètement paralysée. »

Le syndicat espère toujours obtenir une rencontre avec la haute direction au cours des prochaines heures pour tenter de dénouer l'impasse.

De son côté, Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement à l'Université Laval affirme que sa porte est « toujours ouverte pour discuter avec le président du syndicat ».

Il dit avoir bon espoir d'en arriver à une entente prochainement.

« Il y a une table de négociation sur laquelle nos négociateurs négocient de bonne foi en présence d'un conciliateur. Ces négociations se déroulent en fonction de mandats qui sont donnés pour le bien des membres de notre communauté, par ailleurs, récemment très éprouvés. Nous sommes confiants d'en arriver à une entente le plus rapidement possible. »

Québec

Société