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Gaz naturel liquéfié : deux Premières Nations s’entendent avec Ottawa et la Colombie-Britannique

Simulation du projet de terminal de la compagnie Pacific NorthWest LNG près de Prince Rupert en Colombie-Britannique.

Simulation du projet de terminal de la compagnie Pacific NorthWest LNG près de Prince Rupert en Colombie-Britannique.

Photo : Pacific NorthWest

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux Premières Nations de la Colombie-Britannique se sont entendues avec les gouvernements provincial et fédéral et participeront pleinement à un comité de surveillance environnemental autour du projet de gaz liquéfié Pacific NorthWest, dans le nord de la province.

Un texte d'Anaïs Elboujdaïni

Il s’agit d’une première sur le plan de la surveillance de l’environnement au pays, soutient le gouvernement fédéral. Les discussions qui ont mené à la création du comité avaient débuté en mai.

La bande Lax Kw’alaams et la Première Nation Metlakatla auront une place à la table du comité pour faire en sorte que le projet gazier respecte l’environnement. Les Premières Nations se disent particulièrement sensibles au sort des saumons de la rivière Skeena qui fréquentent les eaux où un terminal pourrait voir le jour.

« C’est une entente importante, car des représentants de la Nation Metakatla peuvent avoir un rapport de Nation à Nation avec le gouvernement de la Colombie-Britannique et le fédéral », rapporte Shaun Thomas, gestionnaire des communications de la Première Nation Metlakatla. « Nous ne serons pas minoritaires autour de la table, tout le monde aura le même poids. »

Pour sa part, une représentante de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale, Heather Smith, explique que le comité a des membres qui ont un pouvoir de faire respecter des recommandations.

« Il y a des gens [autour de la table] qui ont des pouvoirs de décision, comme l’Agence, qui est une autorité réglementaire. […] Les deux groupes autochtones ont l’intention de nommer quelqu’un qui va faire une surveillance [à leur requête] », assure-t-elle. « C’est important pour assurer [aux communautés autochtones] qu’elles ne laissent pas la surveillance et le suivi [du projet] entre les mains du gouvernement fédéral et provincial. »

Des saumons rougesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les Premières Nations se disent particulièrement sensibles au sort des saumons de la rivière Skeena qui fréquentent les eaux où un terminal pourrait voir le jour.

Photo : iStock / iStockPhoto

Si le projet est une première, le ministre des Relations et de la Réconciliation avec les Autochtones de la Colombie-Britannique, John Rustad, dit que ce type de comité ne verra pas forcément le jour dans d’autres projets.

« C’est la première fois qu’un tel projet voit le jour et que les membres des Premières Nations ont confiance dans le processus de surveillance », explique-t-il.

Le projet de GNL Pacific NorthWest a reçu l’aval d’Ottawa en septembre 2016, mais il doit encore remplir 190 conditions. Il s’agit du plus important projet de développement de ressources naturelles privé dans l'histoire du pays, porté par la compagnie Petronas.

Celle-ci « accueille bien » la création du comité et « se réjouit de collaborer avec [celui-ci] », soutient Spencer Sproule, conseiller principal chez Pacific NorhtWest LNG.

Le projet doit permettre d'acheminer du gaz naturel refroidi sous forme liquide puis transporté par bateau vers des marchés asiatiques à partir de Prince Rupert.

 

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