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27 % de réussite à l'examen en français pour devenir infirmier

Des infirmiers transportent une civière.
Des infirmiers transportent une civière. Photo: Radio-Canada

Seulement 27 % des étudiants en sciences infirmières réussissent l'examen en français d'accès à la profession, selon l'Association des étudiants infirmiers du Canada (AEIC). Le groupe a lancé une pétition pour demander des changements à ce test en raison du faible taux de réussite.

Selon le président de l'AEIC Bryce Boynton, l’examen est difficile à passer, car il est trop « américain », c'est-à-dire basé sur la pratique infirmière américaine. Le plus récent taux de passage national pour le test en anglais était d’un peu moins de 70 %.

Plus de 400 membres de l'AEIC étaient réunis à Winnipeg vendredi, pour une conférence nationale. Ils ont notamment discuté du NCLEX-RN, l'examen d'accréditation des infirmiers dans neuf provinces et deux territoires du pays. Ce nouveau test, qui est développé aux États-Unis, a remplacé l'examen d'autorisation infirmière au Canada en 2015.

M. Boynton souligne aussi que le taux de passage d’environ 27 % pour ceux qui passent le test en français est alarmant. Les francophones sont désavantagés par des erreurs de traduction dans la version française et parce qu’il n’y a pas assez de matériel de préparation en français disponible.

Bryce Boynton, président de l'Association des étudiant(e)s infirmier(e)s du CanadaBryce Boynton, président de l'Association des étudiant(e)s infirmier(e)s du Canada Photo : Radio-Canada

Validité remise en question

Bryce Boynton explique que le nouvel examen a été adopté pour permettre plus d’accessibilité, parce qu’il est informatisé et adaptatif. Mais le contexte et le contenu américain du test posent problème.

Le faible taux de réussite encourage également les écoles à se concentrer davantage sur la préparation aux examens plutôt que sur le travail clinique et la formation, selon le président.

Par ailleurs, certains champs d’études spécifiques, comme la santé autochtone ou les déterminants sociaux de la santé au Canada, ne sont pas inclus dans l’examen alors qu’ils l’étaient auparavant.

L'association remet donc en question la validité du test et espère, avec sa pétition, faire pression pour qu’il soit modifié et qu’il reflète davantage les enjeux canadiens.

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