•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

8 attentats terroristes qui ont marqué l'histoire canadienne

Le terroriste Michael Zehaf-Bibeau

Le terroriste Michael Zehaf-Bibeau

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De la crise d'Octobre à l'explosion du vol 182 d'Air India, le Canada n'a pas été épargné par des actes de terrorisme intérieurs ou internationaux. Au lendemain d'une attaque qui a provoqué la mort de six personnes dans une mosquée de Québec, voici une sélection de huit attentats qui ont marqué l'histoire du Canada.

Un texte de Laurence Niosi

Plusieurs définitions du terme terrorisme existent, mais aucune définition commune internationale n'a été trouvée. Selon le Code criminel canadien, un acte est considéré comme terroriste s'il a été commis, exclusivement ou non, « au nom d'un but, d'un objectif ou d'une cause de nature politique, religieuse ou idéologique », et doit causer « des blessures graves à une personne ou la mort de celle-ci, par l'usage de la violence, met en danger la vie d'une personne [ou] compromet gravement la santé ou la sécurité de tout ou partie de la population ».


1. Le meurtre de Thomas D'Arcy McGee (1868)

Le père de la Confédération et député Thomas D'Arcy McGee,Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le père de la Confédération et député Thomas D'Arcy McGee

Photo : Bibliothèque et Archives Canada

Le père de la Confédération et député Thomas D'Arcy McGee est assassiné à Ottawa le 7 avril 1868 par le tailleur irlandais Patrick James Whelan, un sympathisant fénien. Les féniens étaient des nationalistes irlandais militant pour la libération de l’Irlande du joug britannique. Dans les années 1860, ils ont tenté d'attaquer le Canada et d'en prendre le contrôle. Whelan a été pendu.


2. La crise d’Octobre (1970)

Le premier ministre québécois Robert Bourassa et son épouse s'agenouillent devant le corps de l'ancien ministre Pierre Laporte assassiné par le FLQ, en octobre 1970.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre québécois Robert Bourassa et son épouse s'agenouillent devant le corps de l'ancien ministre Pierre Laporte assassiné par le FLQ, en octobre 1970.

Photo : La Presse canadienne

En octobre 1970, le Front de libération du Québec (FLQ) - mouvement politique radical qui prône l'utilisation de la lutte armée comme moyen d'émancipation pour le Québec - enlève l'attaché commercial de la Grande-Bretagne, James Richard Cross, et le ministre québécois Pierre Laporte. Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, demande à Ottawa d'invoquer la Loi sur les mesures de guerre. James Cross survit, mais Pierre Laporte est retrouvé mort dans le coffre d'une voiture.


3. La fusillade à l'Assemblée nationale (1984)

Habillé d'un uniforme militaire, Denis Lortie s'est assis sur le siège habituellement occupé par le président de l'Assemblée nationale.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Habillé d'un uniforme militaire, Denis Lortie s'est assis sur le siège habituellement occupé par le président de l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada

Il y a 32 ans, le caporal Denis Lortie, lourdement armé, faisait irruption à l'Assemblée nationale, tirant plusieurs rafales de mitraillette qui feront 3 morts et 13 blessés. Habillé d'un uniforme militaire, le jeune homme s'est assis sur le siège habituellement occupé par le président de l'Assemblée nationale jusqu'à ce que le sergent d'armes René Jalbert le ramène au calme. Denis Lortie voulait, selon ses propres dires, nettoyer la place et exécuter le gouvernement de René Lévesque. Il a été condamné à 25 ans de prison, puis libéré sous conditions en 1996.


4. L'explosion du vol 182 d’Air India (1985)

Des soldats irlandais transportent le corps d'une des 329 victimes du vol d'Air India, qui a explosé en plein ciel, en 1985.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des soldats irlandais transportent le corps d'une des 329 victimes du vol d'Air India, explosé en plein ciel, en 1985.

Photo : Associated Press / Redman

Le 23 juin 1985, une bombe placée dans la soute à bagages fait exploser en plein ciel le vol 182 d'Air India, qui devait assurer la liaison Montréal-Londres-New Delhi. Les 329 passagers, dont 278 Canadiens, meurent. Il s’agit de l’attentat terroriste le plus meurtrier de l'histoire canadienne. Les autorités croient que des extrémistes sikhs, réclamant un territoire autonome, sont responsables de l'attentat. Seulement trois accusés seront traduits devant les tribunaux après 18 ans d'une enquête aux 1000 rebondissements. Aucun coupable n’a encore été désigné.


5. La tuerie à Polytechnique (1989)

Une des victimes de l'attentat à l'École polytechnique, le 6 décembre 1989Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une des victimes de l'attentat à l'École polytechnique, le 6 décembre 1989

Photo : La Presse canadienne / Shaney Komulainen

Le 6 décembre 1989, Marc Lépine entre dans des salles de classe de l'École polytechnique de Montréal, ordonne aux femmes et aux hommes de se séparer en deux groupes, et tire sur les femmes. Il en tue 14 et en blesse autant. Il se suicide ensuite d’une balle dans la tête, laissant une lettre détaillant les motifs qui l’ont poussé à commettre de tels gestes. Dans sa lettre, il s’en prend aux « féministes qui [lui] ont toujours gâché la vie ».


6. L'attentat au Métropolis (2012)

Richard Henry BainAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Richard Henry Bain

Photo : Radio-Canada / Richard Henry Bain

Pendant le discours de la chef du Parti québécois Pauline Marois, le soir des élections provinciales du 4 septembre 2012, Richard Henri Bain fait feu sur deux techniciens du Métropolis de Montréal. Un d’entre eux, Denis Blanchette, est mort, et l’autre, Dave Courage, est grièvement blessé. L’homme tente ensuite de mettre le feu avant d’être appréhendé par les policiers. À l’été 2016, l’homme de 65 ans est reconnu coupable de meurtre non prémédité et condamné à l'emprisonnement à perpétuité. Lors de ses rencontres avec sa psychiatre, M. Bain aurait déclaré que son plan était de tuer « le plus de séparatistes possible » ainsi que la chef péquiste Pauline Marois. Il n’a toutefois jamais été accusé de « terrorisme », à la consternation de plusieurs.


7. Meurtre et fusillade au parlement (2014)

Le terroriste Michael Zehaf-BibeauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le terroriste Michael Zehaf-Bibeau

Photo : La Presse canadienne

Armé d'un fusil de chasse, Michael Zehaf-Bibeau se rue dans l’enceinte du parlement, à Ottawa, après avoir tiré plusieurs fois sur Nathan Cirillo, un des soldats qui montent la garde. L’homme de 32 ans est finalement abattu par le sergent Kevin Vickers au terme d’une fusillade. Quelque temps avant, le tireur, qui se décrivait comme un musulman convaincu, avait enregistré une vidéo dans laquelle il disait agir en réponse à la présence militaire canadienne en Afghanistan et en Irak.


8. Attentat à Saint-Jean-sur-Richelieu (2014)

Martin Couture-Rouleau a tué un militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Martin Couture-Rouleau a tué un militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Photo : Facebook

Adepte de l’islam radical, Martin Couture-Rouleau tue un militaire et en blesse un autre en fonçant sur eux avec sa voiture, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il est abattu par les policiers au terme d'une poursuite. Les enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada avaient le jeune homme à l'œil avant qu'il ne commette son acte, l'empêchant notamment de quitter le pays. Ils ne disposaient toutefois pas des preuves nécessaires pour l'accuser d'un crime.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !