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Une étude demande plus de données pour prévenir les suicides en Saskatchewan

La prévalence des idées suicidaires est presque deux fois plus élevée chez les Autochtones que chez les non-Autochtones, selon Statistique Canada.

La prévalence des idées suicidaires est presque deux fois plus élevée chez les Autochtones que chez les non-Autochtones, selon Statistique Canada.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Une nouvelle étude souligne que des données manquantes sur le suicide en Saskatchewan empêchent le développement de stratégies efficaces en prévention du suicide, particulièrement pour les Autochtones.

Le suicide est la neuvième cause de décès au pays. Malgré la baisse du taux de suicide national dans les cinq dernières années, le taux de la Saskatchewan demeure plus élevé que la moyenne nationale.

« Nous savons que nous avons la plus forte concentration d’Autochtones dans le nord de la Saskatchewan et nous savons que le taux de suicide est élevé là-bas, alors on présume que le taux de suicide est élevé chez les Autochtones », explique une professeure de l’Université de la Saskatchewan qui fait partie de l’étude, Caroline Tait.

« Nous ne savons pas si les taux pour les Autochtones, particulièrement les jeunes, sont élevés dans d’autres régions de la province », souligne-t-elle. Les autorités régionales de santé ne prennent pas en compte l’ethnicité lorsqu’une personne est hospitalisée ou meurt des suites d’une tentative de suicide.

« Nous ne savons pas, lorsqu’on parle seulement des Premières Nations ou des Métis, si le taux de suicide est aussi élevé dans le sud que dans le nord », précise Mme Tait, mais elle soupçonne que c’est le cas.

Deux études qui se concentrent sur les jeunes Saskatchewanais de la cinquième à la huitième année constatent que 23 % des jeunes des Premières Nations qui vivent dans des réserves du Conseil tribal de Saskatoon et 19 % des jeunes des Premières Nations et Métis qui vivent à Saskatoon ont des pensées suicidaires. C’est trois fois plus que les jeunes non-Autochtones à Saskatoon.

Un autre problème, selon Mme Tait, c’est que les autorités de santé ne différencient pas les cas d’automutilation à ceux des tentatives de suicide. « On doit faire la différence entre ça, puisque les tentatives de suicide sont un indicateur pour le futur », dit la professeure. La généralisation de ces cas rend plus difficile l’augmentation des ressources ou encore la prise de conscience de l’ampleur du phénomène, selon elle.

De meilleures données pour prévenir le suicide

L’étude demande un cadre de surveillance pour les jeunes Autochtones, qui permettrait aux patients qui ont tenté de mettre fin à leurs jours ou à leur famille de révéler leur identité autochtone.

Ainsi, toujours selon l’étude, l’identité autochtone pourrait être recoupée avec l’âge et le code postal, pour que les leaders de ces communautés puissent identifier lesquelles ont besoin de soutien.

L’autorité de santé de Saskatoon commence un programme en ce sens, mais il faut que la province au complet emboîte le pas pour avoir des données solides, ajoute Caroline Tait. Elle souligne qu’il faut que cette initiative se fasse en partenariat avec les chefs et les organismes autochtones.

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