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« Trump fait de moi un étranger », déplore Mo Farah

Sir Mo Farah

Sir Mo Farah

Photo : La Presse canadienne / Jae C. Hong

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le champion olympique britannico-somalien Mo Farah a fustigé dimanche les restrictions à l'immigration imposées par le président américain Donald Trump. Il estime qu'elles faisaient de lui un « étranger » susceptible de ne pas pouvoir retrouver sa famille aux États-Unis.

Mo Farah est un quadruple champion olympique des 5000 et 10 000 m aux Jeux de 2012 et de 2016.

« Le 1er janvier de cette année, Sa Majesté la reine m'a élevé au rang de chevalier. Le 27 janvier, il semble que le président Donald Trump ait fait de moi un étranger », écrit le champion olympique sur sa page Facebook.

« Je suis un citoyen britannique qui vit aux États-Unis depuis six ans. Je travaille dur [...] je paie mes impôts et j'élève quatre enfants dans un pays qu'ils considèrent comme le leur. Désormais, on nous dit, à moi et à beaucoup d'autres, que nous ne sommes plus les bienvenus », dénonce l'athlète, inquiet de ne pas être autorisé à retourner aux États-Unis depuis l'Éthiopie, où il s'entraîne.

« Je vais devoir dire à mes enfants que leur papa ne va peut-être pas pouvoir rentrer à la maison. C'est très troublant », poursuit l'athlète.

Né en Somalie il y a 33 ans, Mo Farah est arrivé au Royaume-Uni à 8 ans et vit depuis 2011 dans l'Oregon.

Le décret signé vendredi par le président américain, portant sur la protection de la nation contre l'entrée de terroristes étrangers, interdit pour 90 jours l'entrée aux États-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans jugés dangereux (Irak, Iran, Yémen, Libye, Syrie, Soudan, Somalie), le temps de revoir les critères d'admission pour les réfugiés en provenance de ces pays.

Les défenseurs des immigrés ont toutefois remporté une première manche contre Donald Trump samedi en obtenant d'un juge qu'il empêche l'expulsion des personnes interpellées en vertu de ce décret.

Avec les informations de Agence France-Presse

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