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Concilier le travail et la famille en 2017, une quête sans fin?

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La semaine verte, 28 octobre 1973

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Comment trouver l'équilibre entre sa vie de famille et sa vie professionnelle à la fin d'un congé parental? Pour de nombreuses familles manitobaines, cet équilibre est atteignable, mais au prix de plusieurs sacrifices.

Un texte de Patricia Bitu Tshikudi

Dans 70 % des familles manitobaines, les deux parents travaillent. Concilier les demandes professionnelles et familiales quand on a de jeunes enfants peut s’avérer un défi de tous les jours, particulièrement au moment de réintégrer le marché du travail à la fin d’un congé parental.

« Pour moi l'idée de travailler à temps partiel et d'être à la maison à temps partiel c'est vraiment le meilleur des deux mondes. C'est quelque chose qui me permet d'avoir un équilibre intérieurement », explique la mère de trois enfants, Sophie Freynet-Agossa.

À quelques jours de son retour au travail, Sophie Freynet-Agossa peinait encore à organiser la garde de ses deux jeunes enfants de 3 ans et 11 mois.

Pour la professeure associée au Département des sciences sociales de l’Université du Manitoba, Karen Duncan, le principal obstacle auquel les jeunes familles se butent est la question de la garde des enfants.

S’il y avait une chose qu’on pouvait faire pour faciliter la vie des parents, ce serait d’améliorer le système de garde pour les enfants.

Karen Duncan, professeure à l'Université du Manitoba

Au Manitoba, près de 15 000 enfants étaient en attente d'une place en garderie en juillet 2016.

La question des finances

En plus du défi des places en garderie, la question des finances pèse lourd dans la balance de bien des familles manitobaines à l'approche de la fin du congé parental.

Simon Miron et son épouse Sheena Stemler font partie du 10 % des familles canadiennes dont le père reste à la maison pour s'occuper des enfants.

Ce choix, ils l'ont fait par conviction, mais aussi pour des raisons financières.

Simon est artiste et travaille comme contractuel tandis que Sheena, elle, travaille en marketing et communications pour une entreprise privée. C'est son emploi qui assure la stabilité des finances familiales. À la naissance de leur fils aîné, elle a dû écourter son congé pour stabiliser le revenu familial.

Selon Karen Duncan, le nombre d'heures travaillées et l'admissibilité aux prestations parentales jouent pour beaucoup dans le choix des familles d’abréger leur congé.

L’assurance-emploi paie 55 % de la rémunération moyenne d’un prestataire. Si votre employeur ne complète pas ce montant durant le congé parental, ça devient difficile de rester à la maison pendant son congé. L’argent devient un facteur de décision pour beaucoup de familles.

Karen Duncan, professeure à l'Université du Manitoba

En 2015, 76 % des nouvelles mères avec un enfant âgé de 12 mois ou moins avaient un emploi assurable au pays. Et de ce nombre, 87 % seulement avaient touché des prestations de maternité ou des prestations parentales.

Pour maintenir le style de vie qu’ils ont choisi, Simon Miron et son épouse doivent réévaluer leur situation régulièrement.

C'est possible qu’avec deux enfants maintenant, il faudra que j'arrête de faire le travail que je fais et que je prenne une autre job à temps partiel ou à temps plein et essayer de gérer ça contre les besoins de mon âme.

Simon Miron

Rythme de vie stressant

Des parents aux prises avec des dilemmes, Steven Feldgair du Programme de pratiques parentales positives du Manitoba en rencontre souvent.

Le gestionnaire remarque que de plus en plus de parents avec de jeunes enfants vivent un niveau de stress élevé.

Selon lui, il est impératif pour les jeunes familles d'établir leurs priorités, mais il est aussi primordial pour les employeurs d'offrir davantage de flexibilité à leurs employés.

« Les employeurs doivent être sensibilisés au fait que leurs employés doivent surmonter de nombreux défis et responsabilités. Ils veulent bien faire leur travail, mais ils veulent aussi pouvoir s'occuper de leur famille », conclut-il.

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