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Pots-de-vin : le maire Bowman demande au Manitoba de lancer une enquête publique

Administrateur de la Ville, Doug McNeil (gauche) et le maire Brian Bowman

Le maire de Winnipeg, Brian Bowman (droite), se dit secoué par des allégations portées par la GRC contre l'administration municipale précédente lors d'un pointe de presse, jeudi.

Photo : Radio-Canada / Bartley Kives

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le maire de Winnipeg, Brian Bowman, prépare une motion pour demander au gouvernement manitobain de lancer une enquête publique sur les méthodes de gestion des affaires de la Ville.

La motion survient après la présentation de documents en cour par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) alléguant que l’ancien directeur de la Ville, Phil Sheegl, avait reçu un pot-de-vin de 200 000 $ d’une entreprise pour l’attribution du contrat de construction du nouveau quartier général de la police – pot-de-vin, qui selon la GRC, aurait été partagé avec l’ancien maire, Sam Katz.

Le réseau de CBC/Radio-Canada a mis l’affaire au jour, jeudi matin.

M. Bowman dit être secoué par les allégations qui ont soulevé chez lui de la colère.

Les révélations d'aujourd'hui sont les plus dommageables pour la Ville et la confiance du public envers la Ville.

Brian Bowman, maire de Winnipeg

La motion sera introduite lors des prochaines rencontres du comité exécutif de la Ville. Elle demandera à la province d’enquêter sur plusieurs éléments du processus de réalisation du quartier général de la police, notamment pourquoi le Service de police de Winnipeg n’a jamais donné suite aux dénonciations internes au sujet de pratiques de comptabilité ou de vérification douteuses relativement au quartier général.

L'ampleur de la motion pourrait même dépasser l'affaire du quartier général de la police, indique Brian Bowman : « Toutes les options seront considérées. » Le maire espère que la motion sera adoptée lors de la réunion du conseil municipal en février.

L’appui du conseil

La conseillère de Saint-Norbert, Janice Lukes, qualifie la nouvelle de « bombe », tout en soulignant que la confiance du public est maintenant en jeu. Mme Lukes craint également que d’autres employés de la Ville ne soient impliqués dans des transactions entourant la construction du quartier général de la police.

« Si l'on présentait au conseil une motion demandant la tenue d’une enquête publique, je l’appuierais certainement », confirme-t-elle.

Shawn Dobson, conseiller de Saint-Charles, est d même avis que son homologue de Saint-Norbert.

Une enquête publique serait peut-être la seule façon de tirer les choses au clair et d’enfin obtenir des réponses par rapport à ce qui s’est passé sous l’administration Katz.

Shawn Dobson, conseiller de Saint-Charles

« Si les allégations présentées dans le rapport de CBC se révèlent véridiques, je trouverai tout cela profondément troublant, avoue le conseiller de Charleswood, Marty Morantz. Il faut que la GRC achève son enquête. Après ça, que toutes les options soient prises en considération. »

Les conseillers John Orlikow, Scott Gillingham et Brian Mayes ont aussi montré leur appui envers la motion du maire lors de la conférence de presse.

Cependant, la ministre de la Justice du Manitoba, Heather Stefanson, estime qu’une enquête ne sera pas pour demain.

« Même si notre gouvernement comprend les préoccupations soulevées par le maire de Winnipeg, il est prématuré pour la procureure générale du Manitoba de faire quelque commentaire que ce soit, car cette affaire fait toujours l’objet d’une enquête criminelle active. [Le silence] est de prime importance afin de garantir l'intégrité du processus », conclut la ministre dans un courriel envoyé à CBC/Radio-Canada.

Remboursement d’indemnité de départ

Quant au conseiller de Mynarski, Ross Eadie n’est pas convaincu de la nécessité de faire intervenir la province dans les affaires municipales. « Nous devrions être capables de gérer ça nous-mêmes », souligne-t-il.

Toutefois, M. Eadie veut que Phil Sheegl rembourse la Ville de l’indemnité versée à son départ de son poste de fonctionnaire. « À tout le moins, l’avocat de [Phil Sheegl, Robert Tapper] a déjà avoué que M. Sheegl, M. Katz et [le propriétaire de Caspian, compagnie qui aurait versé le pot-de-vin], Armik Babakhanians, ont déjà partagé ensemble l’achat d’un terrain dans l’Arizona. Même ça, c’est une contravention aux normes d'emploi de la Ville de Winnipeg. Il devrait tout rembourser », conclut le conseiller de Mynarski.

Avec des informations de Thibault Jourdan, Sean Kavanagh (CBC) et Bartley Kives (CBC).

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