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Les Algonquins de Lac Barrière dénoncent l'activité minière sur leur territoire et la Loi sur les mines

Les représentants de la communauté de Lac Barrière dénoncent l'activité minière sur leur territoire et la loi sur les mines.
Les représentants de la communauté de Lac Barrière dénoncent l'activité minière sur leur territoire et la loi sur les mines. Photo: Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Jeudi matin, à Val-d'Or, des représentants de la communauté autochtone ont reproché au gouvernement du Québec de ne pas les avoir consultés avant d'accorder à nouveau des titres miniers à l'entreprise Copper One, qui souhaite effectuer de l'exploration sur leur territoire.

Avec les informations de Émélie Rivard-BoudreauTwitterCourriel 

En 2011, le gouvernement provincial avait coopéré avec la bande afin de suspendre les concessions que détenait la minière sur les terres algonquines. Québec a toutefois renversé sa décision à la fin de l'été.

La communauté dénonce ne pas avoir été consultée, d'autant plus que, depuis 2015, elle est en négociation avec la province pour une cogestion des ressources sur ce territoire.

C'est en plein coeur de la réserve faunique et aussi, en plein coeur de notre territoire. Ça va affecter 75 familles de notre communauté, donc c'est inacceptable. On est en train de finaliser l'entente de cogestion des ressources renouvelables dans le territoire. Ça n'a pas d'allure! C'est une trahison de la province de Québec.

Michel Thusky, porte-parole des Algonquins de Lac Barrière

Plusieurs organisations étaient présentes à la conférence de presse jeudi matin pour appuyer les revendications de Lac Barrière, notamment l'Action boréale, Mining Watch Canada, Greenpeace et la Ligue des droits et libertés du Québec.

La Loi sur les mines est-elle désuète?

Selon la professeure agrégée à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa, Sophie Thériault, l'actuelle Loi sur les mines est inconciliable avec les droits des peuples autochtones.

Elle soutient que c'est « en raison de la manière dont les claims s'acquièrent, c'est-à-dire de manière unilatérale, sans intervention étatique préalable, mais également, parce que la plupart des activités d'exploration minière ne sont pas assujetties à une autorisation étatique préalable, ce qui fait qu'il n'y a pas de mesures étatiques préalables qui permettent de déclencher l'obligation de consulter les peuples autochtones. »

Québec Solidaire appuie la communauté

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, appuie la demande des communautés algonquines d'Abitibi. Il estime qu'il est primordial de revoir la Loi sur les mines, qui ne respecte pas, dit-il, les droits ancestraux et territoriaux des Premières Nations.

« En 2017, après autant de débats faits sur la Loi sur les mines, c'est quand même assez indécent le fait qu'on se fasse littéralement voler nos sous-sols et que les communautés locales soient peu consultées », soutient le député de Mercier.

Le gouvernement réagit

Le ministère des Ressources naturelles a avisé Copper One, le 20 janvier dernier, de son intention de suspendre la validité de ses claims dans le secteur du Lac Barrière. Un délai de 15 jours lui est accordé pour accepter ou appeler de cet avis.

Le ministère affirme aussi élaborer une politique de consultation des communautés autochtones propre au secteur minier.

 

Abitibi–Témiscamingue

Métaux et minerais